CONFIDENCES LITTÉRAIRES

Cliché : 5 Janvier 2017.

 

LE MONDE NOUVEAU DES AUTEURS NOUVEAUX

 

 

I – La vigne aux mots.

 

Au Printemps 1976 et pour deux années remplies à ras la bonde, par le hasard d'un emploi déclinant mais pas encore hagard, je suis transplanté à Marnoz (Jura) près de Salins-Les-Bains, pour un contrat  de caviste-vigneron. Formation bien évidemment sur le tas, puisque - hormis déboucher quelque nectar euphorisant et racé – j'ignore tout du domaine viticole. Mon employeur est un propriétaire-récoltant émancipé sur le vin blanc qu'il fait venir par citerne de Gaïac dans le Midi, une fois l'an pour le transformer en mousseux – d'ailleurs plus que fort honnête. Il possède deux bons hectares de Poulsard donnant un Côte du Jura local pour un enchantement pertinent du palais. Et tout cela s'entretient au motoculteur, à la bouille à injecter et au sécateur. Je reste le tâcheron de base et ne suis pas haussé aux honneurs de la taille et du liage. Le travail de cave consiste à tourner quotidiennement les milliers de bouteilles mises sur pointe afin d'en faire coller le dépôt à la base de la capsule provisoire ; ensuite de quoi chaque bouteille est dégorgée sur une machine en forme de tourniquet lui ajoutant une dose de sirop simple (sucre) si l'on veut en faire du mousseux demi sec et doux. Je me mêle également de la vente aux particuliers de passage, en l'absence de mon employeur, quadragénaire célibataire bien portant de santé et d'enjouement.  Encore une ambiance économique et sociale des années de vaches grasses qui allaient décliner jusqu'à l'amaigrissement quart-mondiste.

Ce microcosme d'univers professionnel campagnard au bas du moyen-Jura , me nimbe l'esprit et la carcasse de brumes, pluies, soleil et petites neiges en pleine nature protectionniste et solitaire. Mon temps libre – assez large puisque je loge à même le domaine – me porte aux lectures de terroir : Bernard Clavel, romancier prolixe originaire du département ; André Besson, également jurassien et  régionaliste de conviction. Mais les contes et nouvelles bientôt m'envoûtent. D'Andersen à Gilbert Cesbron (« Traduit du Vent ») je découvre une veine de genres littéraires courts mais concentrés, voire ciselés. Jamais, toutefois, l'envie d'écrire ne m'avait interpelé auparavant. Là non plus, avec ces lectures inattendues. Il faut atteindre l’année suivante pour que je trouve, en maison de la Presse de Salins-les-Bains, un almanach régional : « Le Nouvel Almanach franc-comtois » édité par les éditions REPP de Lure (Haute-Saône). Alors, la facilité des textes proposés, leur embrun du terroir, leur destination et vocation populistes m'inspirent un tout premier conte : « La Farce de Miraut »...que j'envoie courant de l'an 1978 à l'éditeur de cet almanach qui l'accepte. Durant les trois années suivantes il me publiera – ou dans son Almanach, ou dans son anthologie annuelle des auteurs du Pays Comtois. Parmi les titres dont j'ai retrouvé trace et repris dans mon e-bookographie générale : « Le Noël de Pauvre-Vieux », « Vers Cinq heures à Chanecey », « La Petite Eclusière », « La seule Richesse », « Le Miracle du Bois mort », « La Vieille », « Tout feu, tout flamme ». Certaines de ces productions régionalistes ont été revues et améliorées avant leur diffusion numérique. Egalement, d'autres publications – hors Franche-Comté – les ont diffusées. On y accède par mon site allemand : www.nicolas-sylvain.jimdo.com

 Elles ne sont restituées en l’état de saisie d’origine que sous Office Word  2007. D’où la reprise de certaines sur mon site des pièces détachées dont le lien sera précisé dans le courant de la présente séquence.

Caviste-vigneron je me définissais, lorsque les mots sont venus m'interpeler dans les vignes. Je n'étais pas responsable, je plaide non coupable et je réfute à l'acte toute préméditation. J'écris instinctivement un premier texte que j'envoie à un éditeur qui l'accepte d'emblée. Toutefois la création de mon pseudonyme « Nicolas Sylvain» allait faire une première entrée contestataire, décapante, avec des provocations à la Gainsbourg – mais un Gainsbourg des emblavures ; jusqu'à sa disparition en 1995.

 

II – Le Roman Inachevé.

 

Je quittai le milieu des Lettres locales à la suite de la lecture – également fortuite – du Roman Inachevé de Louis Aragon. C'est la faute à ce Camarade monumental – et par sa vie et par son œuvre – si j'ai coulé du vers en stakhanoviste industrieux. Ce que j'ai conservé de la production poétique envoûtée de mes années 80 ne représente que la tête de l'iceberg... Mais le Temps karmique veillait sur ma plume activiste et forcenée ; programmant une rupture d'anévrisme à sa fougue poétique. Et 1995 tonna : arrêt de toute publication, dissolution de mon association Florica et disparition de mon pseudonyme « Nicolas sylvain ». Ce retrait provisoire préparait l'aube de la responsabilisation mondialiste altruiste.

 

III – L'heure du Net.

 

Mai 2006. Je possède une petite chambre mansardée à Chenôve, Côte d'Or, au dernier étage et sous les tuiles. Un matin j'y reçois une lettre provenant d'Amérique. Avec un beau timbre de collection. La scriptrice se nomme Teresinka Pereira.  Elle m'avise qu'elle a obtenu mon adresse postale par l'AVLP (Association Vaudoise de la Libre Pensée) de Lausanne (Suisse). Elle souhaite me recevoir dans son Association internationale d'écrivains et d'artistes : l'IWA (International Writers & Artists Association). Ma prime réaction est l'enchantement car la missive me provient d'une dame – et même d'une grande dame de la diffusion de la littérature humaniste internationale. Je n'avais jamais entendu parler d'elle mais lu parfois son nom. Ma seconde réaction est la prise de conscience de l'avis qu'elle me donne par ces mots : « Il y a longtemps que je ne fais plus imprimer de livres. Ouvre un site Internet et tu auras des lecteurs ! ». Souvent fort lent à prendre certaines décisions, j'attendis deux ans avant de me procurer un ordinateur portable et de m'offrir un premier site Internet. La transition entre le « Sylvain destitué de toute fonction littéraire en 1995 » et le retour du Sylvain numérique passait par la diffusion de 23 e-books...et l'action d'un premier Facebook à mon nom d'état-civil, victime dernièrement d'un couac fatal  très proche des 5000 contacts. L’actuel et récent Facebook - à mon pseudonyme - véhiculera donc fort aux lointains francophones cette séquence, encourageante et motivante pour les internautes doutant de leurs potentiels littéraires.

 

IV – 2009 : année exotique.

 

L'on doit considérer – pour mieux me suivre dans ces confessions – l'existence militante de mon plus gros défaut : la paresse intellectuelle qui, donc, va tempérer mon évolution sur les voies littéraires, jusqu'à mieux les cibler au profit de mes semblables. Or, depuis Octobre 1999, j'honorais le poste d'intendant au profit d'une résidence étudiante internationale de cent-treize studios à Dijon. Nouvel acte du Karma orienteur : l'apparition, au Printemps 2004, d'une Amélie de l'Yonne, étudiante en Lettres et qui me donne à relire sa thèse sur les Poètes de la Renaissance... Travail épais au travers duquel je ne débusquai la moindre faute d'orthographe. « Amélie, vous aurez une bonne note et je vous conseille d'écrire un jour ! ». La demoiselle obtint seize sur vingt. Depuis cette occasion réparatrice éclose au Clos-Morlot de Dijon, je me mis à la disposition de mes étudiantes de la mythique Résidence dans laquelle je m'illustrai en tant qu'Intendant énigmatique, mais internationaliste et communicatif libéral.

« 69 : année érotique ! » avouent et chantent Serge Gainsbourg et Jane Birkin ; moi je vécus l'année 2009 sous un exotisme torride qui – autre intervention didactique du Karma – devait sans préavis me révéler et dévoiler quelques richesses de l'Islam, dont Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux allait me gratifier par l'intervention d'Hayat et de Noujéiba. Je ne délierai pas non plus ici cette époque, révolutionnaire pour moi ; elle trône désormais sur ce même site danois sous la forme d’une  « Lettre à Hayat » ainsi que d’une autre à Noujéiba.

Et c'est ainsi que j'orientai sur les Pays extra-européens mon aide bénévole aux étudiants, pour la relecture de leurs mémoires, thèses, rapports de stages et écrits divers.

 

V – Un Monde nouveau pour les auteurs nouveaux.

 

Le Monde nouveau, pour moi, sera la Terre après les changements radicaux inattendus qui renouvèleront sa face ; selon les prophéties crédibles de tous les siècles écoulés et les craintes pertinentes des scientifiques de réputation internationale. Je n'entrouvrirai pas ce redoutable chapitre, n'étant pas exégète en eschatologie. Je préfère endosser le pardessus ouaté du pragmatisme lucide, me préservant du catastrophisme par la conviction du libre-arbitre de l'Homme préparant son Futur par sa maîtrise de son Présent. Il appert donc pour moi que  prévoir et entrevoir préparent les lendemains nouveaux, aux antipodes des us et coutumes en phase terminale du monde mourant dont nous devons hâter l'agonie. Mon idée d’un CAMN (Cercle des Architectes du Monde Nouveau) initiée sur Facebook ébauche un tracé de réflexions. Socio-économiquement parlant, attendons-nous à la disparition de l'argent ; d'où l'apprentissage de l'échange dans toutes les nécessités de la vie. Visionnaire du monde littéraire de demain, j'ai pris une avance pratique en ne vendant plus rien (abandon des droits d'auteur – qu'opportunément je transmettrai à des tiers pour mes futurs écrits paraissant sur papier). J'ai reçu gratuitement, je partage gratuitement les fruits écrits de cette largesse divine. Le Net est bien évidemment mon acolyte opérationnel à vie. Ma seconde orientation dissout l'éventuel orgueil  que  je serais susceptible  d'enfler concernant la qualité – les qualités – effectives de mes écrits : le refus des distinctions quelles qu’elles soient. Par ailleurs, j'estimerais injuste et injurieux ces « hommages », en songeant aux génies de toutes les époques n'ayant rencontré, de leur vivant, qu'indifférence, ingratitude, voire hostilité de leurs semblables. Nous sommes arrivés sur terre sans rien d'autre que des potentialités dotées par Dieu. Nous ne pouvons rien créer sans son accord concrétisé par les dons opportuns venant de Lui. Enfin, fort d'une connaissance visionnaires des éventualités eschatologiques à venir très prochainement ; je garde la conviction tempérante que tous mes écrits disparaîtront un jour. Alors à quoi bon persister à écrire des « œuvres » périssables ? Outre que, pour moi, la prière est infiniment plus utile à l'Homme que toutes les réalisations matérielles ; je songe – plutôt que de me conforter dans une autosatisfaction littéraire – susciter un intérêt de l'écriture au  chœur de mes semblables. Et, pour ce faire, le dit philanthropique des deux frères Edmond et Jules de Goncourt, est devenu pour moi véritable banderole de syndicaliste à brandir dans bien de mes « descentes dans les rues du Net » :

« Tout homme est écrivain à partir du moment où il a quelque chose à dire ! »

Et, pour concrétiser le résultat de cette exhortation des fondateurs du Prix Goncourt, notre bienveillant larron Internet nous permet d'écrire, d'éditer et de diffuser sans bourse délier (ou bien en échange d’un coût raisonnable pour la connexion et le site) et cela, sans – non plus – demander de l'argent à quiconque !...

Les 495 visites reçues la semaine dernière  sur ce  site danois – ainsi que les nombreux messages de lectrices et lecteurs francophones souhaitant de moi quelques confidences autobiographiques ; font que je produis aujourd'hui cette séquence.  Mon intervention vous livre donc ma conception visionnaire du Monde nouveau que je prêche aux auteurs nouveaux.

Crédit photo : www.mollot.com

AUTOUR DE MOTS D'ELSA

 

« Mon sentier est parallèle au chemin de l'Histoire » écrivit Elsa Triolet !*La compagne de celui qui fut le plus grand poète révolutionnaire de son temps : Louis Aragon. Ce « Maître » - avec une majuscule – grâce auquel la poésie m'accapara en 1979 après une lecture éblouie que je fis de son « Roman inachevé » ; et qui se battit avec acharnement pour que la poésie, chose sérieuse, soit l'affaire du peuple et non d'une élite. Son intervention subite dans ma vie expectative cadrait avec mon nouvel engagement politique au Parti Socialiste. Je découvris, grâce au « Fou d'Elsa » une littérature virile et utilitaire aux antipodes des cachous mous et des dentelles anaphrodisiaques des Lettres et guêtres crottées des emblavures. Ce fut pour moi le coup d'épée tranchant  le cordon débile ombilical qui m'asservissait au régionalisme bêlant de  chauvinisme pour office du tourisme. En cette année de « Rose au poing », je pressentis l'aveuglante évidence existentielle qu'une œuvre ne peut être engagée que dans la mesure où l'engagement est la chair et le sang de celui qui la crée ». Certes, j'apprenais la nouvelle écriture poétique « aragonienne » (sans aucune ponctuation), mais déjà mes octosyllabes – assaisonnés de provocations à la Gainsbourg des emblavures – accusaient quelques nuages de poudre incendiaire qui m'acculèrent à une répression digne du « Vol au-dessus d'un Nid de Coucous » et de laquelle je fus extirpé grâce aux instances nationales d'un Ministre de l'Intérieur. Le temps ne m'octroie pas encore l'immunité pour en rédiger sans voile le déroulement ; mais ce n'en est que partie promise.

L'artiste doit suivre son chemin personnel, tel qu'il le sent intimement. L'une des raisons – avec l'influence de Sartre – pour laquelle je choisis un pseudonyme. « Nicolas Sylvain » ; Nicolas est un prénom d'hiver avec sa légende et l'adamantine féerie de la neige. Sylvain naît du radical latin « sylva »  - la forêt. Je souhaitai que ma vie fût nimbée de félicités hors du quotidien vulgaire, avec un souffle vert comme détourné jusqu'à moi par les ramures majestueuses des forêts.

 « Je suis entrée dans la lutte pour le livre français qui fait partie de la lutte générale pour le progrès ». Ces mots d'Elsa furent écrits vers 1948. L'informatique n'existait pas, ni non plus donc, Internet, encore moins avions-nous l'intuition prophétique des futurs livres numériques. Le livre-papier avait ses règles incontournables pour sa diffusion. Les éléments du succès et de l'échec  en dehors de sa qualité littéraire sont ainsi avancés par Elsa Triolet :

-les organismes de diffusion tels que Hachette et les autres messageries ;

-les libraires ;

-la publicité payée ;

-les critiques.

De 1977 à 2009, mon édition par le livre-papier ne m'a jamais mobilisé. Je suivais la routine des bulletins, revues, journaux, anthologies, autoédition émancipée avec légère intervention  dans la diffusion. Mon pragmatisme et mon détachement face aux recours aux grands éditeurs ne m'ont jamais poussé convulsivement à l'envoi de manuscrits. L'on me le reprochait : « enfin, avec ce que vous écrivez...C'est dommage pour tant de lecteurs potentiels !... » Non : je pressentais qu'il y avait quelque chose de caché derrière la porte à destination d'un avenir révolutionnaire de la diffusion littéraire. Je préférai correspondre avec certains personnages parisiens authentique de l'édition et de l'écriture poétique. Telles furent mes relations épistolaires avec Pierre Seghers et le professeur Jean Bernard. Mais j'aurais été d'accord avec Elsa Triolet, lors de mes années d'humilité expectative, si j'avais rencontré son point de vue suivant : « Qu'est-ce donc, le succès sinon le livre entre toutes les mains des larges masses, dans l'éphémère présent ? »

Et puis Mai 2006 m'offrit une printanière et fort inattendue lettre des USA. Elle contenait la clef de libération de cette humilité expectative dont j'avais fait discipline depuis près de trois  décennies. Une phrase. Un ordre amical : « Il y a longtemps que je ne fais plus imprimer de livres ; ouvre un site Internet et tu auras des lecteurs ! » Signé : Tersinka Pereira, Fondatrice-Présidente de l'IWA (International Writers & Artists Association, Ottawa Hills, Ohio, USA). La grande Dame de l'humanisme littéraire international me précisait que, parmi les personnalités qu'elles avaient accueillies, avait figuré le professeur Jean Bernard.

Seize années après « ma révolution américaine » mon cheptel littéraire compte 28 e-books, et sur un site allemand: www.nicolas-sylvain.jimdo.com  (mais lisible uniquement sous Office Word 2997)

Mais pour rester dans le ton de « L'Ecrivain et le Livre », paru en 1948 sous la magistrale plume d'Elsa Triolet, je dois souligner – au profit des futurs auteurs numériques qui me liront – qu'Internet, par sa vélocité de diffusion, engage plus que jamais la responsabilité de l'écrivain. Avec le livre-papier, le chemin est long qui va de la rédaction à la diffusion. Il y l'écriture – aujourd'hui sur traitement de texte. Il y a les relectures, le tirage sur feuilles format A4, une dernière relecture avant l'envoi du manuscrit – ou « tapuscrit » -au potentiel éditeur. Lequel éditeur peut faire des remarques sur certains mots ou phrases qui détonnent. Enfin une ultime lecture des épreuves gravées par l'imprimeur. Avec l'écriture numérique, non seulement les éléments de succès du livre – énoncés plus haut par Elsa Triolet – n'ont plus autorité ; mais la diffusion est immédiate... D'où une prise de conscience accrue de l'auteur concernant sa responsabilité. Un texte rédigé à neuf heures du matin peut s'envoler moins d'une heure après en direction de pays plus que lointains... Or, ce qui est numériquement écrit sur Internet sera véhiculé -combien de fois ? - par cette voie  quasi-miraculeuse pour sa force de diffusion...

Mes nouvelles donnes éthiques concernant le fougueux et véloce e-book. I) J'apprends à penser longtemps au ton et aux termes d'un texte avant diffusion directe sur Internet. « Camarade » au sens pur de l'humanisme littéraire au profit de mon prochain, j'aime à préciser,  aux repreneurs immanquables  de mes écrits numériques, l'offre suivante : Bonsoir, Ami(e)s des Lettres ! Conformément à mon libéralisme en matière de diffusion, je vous autorise à reproduire mes textes et photographies sur tous supports à votre convenance ; gratuitement et simplement en me rendant compte de vos emprunts. Je demeure cordialement dévoué à votre Pays. II) Je ne vends donc plus aucun écrit. Mes e-books sont gratuitement accessibles sur mon site allemand ; et des extraits sur 123be : www.albert-marie.be.  III) La protection de ces écrits numériques est assurée par  ces mentions légales : Les publications numériques en ligne ou téléchargeables sont soumises au dépôt légal, selon le Code du patrimoine (art. L131-2, L132-2, L132-2-1 et R132-23-1). Cependant, à ce jour, il n'y a pas de dépôt à l'unité, leur collecte passe par le site web qui les diffuse. Ma demande de collecte de site web a bien été reçue par le service du Dépôt légal numérique de la Bibliothèque nationale de France. Comme mon site répond aux critères juridiques du dépôt légal de la BnF, il y est archivé. Je puis donc faire  valoir un « droit d'auteur » tacite à qui s'appropriera indûment la paternité de mes écrits.

Irréfutable pas de géant sur les voies d'un Monde nouveau : la gratuité de la chose écrite offerte en un clic aux yeux des masses lectrices – pour moi francophones.

Au Jardin Botanique de l'Arquebuse - Dijon - Mai 2022.

I – DIJON : PORTR DU MONDE...

 

...Pour le meilleur et sans le pire ;

Sans les malheurs et pour le rire ;

Sans les censeurs et pour le dire ;

Sans les noirceurs mais pour reluire ;

Sans les torpeurs mais pour l'agir.

 

C'est à Dijon-Porte du Monde que m'éblouirent les premières intuitions du Monde nouveau ; d'ailleurs au chœur de regards féminins qui sont souvent les yeux du cœur. Dijon-filles des lointains inconnus revigorants. Dijon au Présent de l'Incitatif, au Passé fondateur, au Futur de l'Impératif. Et Dijon d'Alexis Piron qu'il me sied parfois de rejoindre dans mes vers verts et par ma luronnerie. Dijon n'est pas le paradis du mondialisme, elle n'en est que la porte ; une porte est faite pour être passée, ensuite de quoi l'on n'y revient pas – ou bien alors, en pèlerinages épisodiques et reconnaissants, car le conservatisme, le chauvinisme des imbéciles heureux qui sont nés quelque part ne sont que travers amères pour les apôtres du Monde nouveau. L'on doit se servir de tout ce qui apporte eau claire et fière en principes actifs innovants ; ensuite de quoi l'on poursuit sa quête rédemptrice en d'autres contrées et continents. Nonobstant cette restriction, mes trois petits paradis terrestres d’ermite extraverti contemplatif me sont ouverts à vie sur les hauteurs de la banlieue dijonnaise.

 Je suis un progressiste et non un gâteux à la nostalgie molle des cachous de l'entre deux dernières guè-guerre. J'eus d'ailleurs l'heur bien programmé de me faire éjecter, fin des années octante,  d'une globuleuse association académique des emblavures, et  ce par son bienheureux fondateur que l'on retira sans doute d’une perfusion afin de pouvoir  lui faire signer sa lettre de radiation raide et iradieuse (l'évènement bellico-régionalo-plumassier vaut bien ce néologisme).

Dijon-Porte du Monde

Sans raideurs rassies racistes !

 

II – Les comptes à rendre.

 

Les temps du compte à rendre

-Et, d'aussi, pardonner-

Mais le temps qu'il faut prendre

Pour se dédommager. 

Au long du long-cours du Temps qui pour moi ne sera pas court – à moins d'un revirement de Dieu quant à l'acquis présupposé de ma longévité – j'apprends enfin à pardonner à, bien sûr, ceux qui m'ont offensé, mais aussi – ce qui est plus moderniste et libéré-ultra – à ceux que j'ai offensés... A cela il fallait songer car tout est interaction : si certains m'ont offensé c'est aussi parce que, sans doute, je les avais  offensés... Tantôt l'on m'objectait : dans quelle mesure vos comptes à rendre ne sont-ils pas aussi des comptes à régler ? Je ne puis répondre à cette question jésuistique, n'étant pas un saint Thomas d'Aquin mais plutôt un saint Thomas faquin – ou bien encore un singe en batiste ; mais je reste convaincu de ce que le terme « interaction » sous-entend bien des conséquences pratiques mathématiques – karmiques, en fait – à la fois dans la vie mentale, morale, spirituelle et relationnelle. Alors je recours aux alternatives christiques : peu importe des événements et de la façon dont je les traite ; l'essentiel est de ne pas blesser le prochain qui, hélas ! Nous est trop souvent si lointain. Surtout lorsque ce prochain expectatif vient de radicalement s'éloigner de nous par un décès décisif pas forcément par lui décidé. Or donc, depuis quelque temps de mon Temps - larron avec lequel je m'entends bien – illico je prie pour les âmes défuntes en requérant à Dieu qu'Il leur octroie bonne évolution dans l'Autre-Dimension. Et, parfois lorsque le cas réclame une action en première instance, je fais don pour une intention de messe ; messe tridentine, messe valide célébrée par un prêtre  validement ordonné. Les prêtres des Fraternités Saint-Pierre et Saint-Pie X répondent à cette garantie liturgique. Un compte à rendre à cette ancienne voisine décédée - sciemment car elle s'est laissée mourir sans soins – à 92 ans. Voisine du temps de mes années grises et noires, et que je dus offenser mais sans m'en être rendu compte, puisqu'elle me garda rancune concrétisée par certains jugements carrés sur le peu de rondeur avec laquelle elle caricaturait ma réputation.

 

III Œcuménisme

 

UN SEUL DIEU

 

Prier Allah sans réticences

-Puisqu'il n'est qu'un seul Dieu-

Loin des boutiquiers ; voici dense

Foi qui ravit les cieux.

 

Il existe une histoire drôle sur le sujet. Lors d'un congrès œcuménique, tout au long de la journée les participants s'exclament, d'une seule voix collégiale : « il n'y a qu'un seul Dieu, il n'y a qu'un seul Dieu, il n'y a qu'un seul Dieu !... » Puis le soir, chacun, retourné dans ses foyers, reprend le pieu leitmotiv avec une variante opportune : « Il n'y a qu'un seul Dieu, il n'y a qu'un seul Dieu, il n'y a qu'un seul Dieu : le mien ! »

 

IV - Las cosas no passan por lo que son...

 

« Las cosas no passan por lo que son, sino por lo que parecen. » Les choses ne sont pas vues telles qu'elles sont en réalité, mais telles qu'elles paraissent être. (Baltasar Gracian y Morales – 1601-1658 - « Oraculos manual y arte de prudencia, n°99)

🙂oici là un adage - un conseil dans l'art de la prudence – tissé de  haute stratégie basée sur la psychologie comportementale, la dialectique et la ruse. A glisser dans le bagage des pratiquants-militants de la Communication, du Commerce et de la Politique. Je confesse avoir œuvré dans le second et le troisième domaines ; et j'affirme -bien évidemment- ancrer toujours plus avant mes actes dans celui de la Communication. Commerce, Communication et Politique sont des arts requérant absolument toutes les armes de la persuasion, de l'attirance, de la captation des attentions et des consciences. Magiciens que le  commerçant convainquant, l'habile politicien et le communicatif par vocation ! Et ce par des moyens non répréhensibles, non délictuels et non violents. Les armes offensives   du Monde nouveau, pour la promotion, la mise en place et la maintenance des grandes idées et des vastes causes mondialistes, s'appellent dialectique, psychologie comportementale, brassage des illusions d'optique pour la pensée, manipulations mentales, illusions... Certes, ces armes nouvelles pouvant servir sur les aires de paix comme sévir sur les champs de bataille, sont bardées afin d’ensemencer le bien comme pour démultiplier le mal ; à chacun son choix de l'âme ou celui de la guerre ! Cet exposé n'est pas une exhortation à l'un ou l'autre choix mais une analyse succincte de nouvelles donnes.

Cet adage de Gracian laisse le libre arbitre du choix au lecteur. Va-t-il tromper, mystifier ses semblables pour leur faire croire en des propos ou des actes à double sens ? Va-t-il, au contraire, habilement jouer avec les impressions, les suggestions, les illusions d'optique de la pensée ; pour amener son semblable – par ce procédés de mise en condition mentale – à une autre dimension de conscience ? La sclérose de la pensée unique inoculée quasi étatiquement aux « bipèdes », robots, zombis et morts-vivants ; ne peut être éradiquée que par des armes nouvelles indolores au physique.

Je ne développerai pas les implications et sous-entendus de l'adage de Gracian, je laisse mon lecteur méditer sur la richesse de réflexions qu'il inspire. Mon rôle  est de conduire à la réflexion et non d'expliquer.

La découverte de ce mot de Gracian m'a reporté en arrière dans mes découvertes de lecteur avide de connaissances diverses sortant des bas-fonds de la pensée des robots. C'était en 1974, Norman Mailer (USA) avait sorti, l'année précédente, une biographie de Marilyn Monroe. J'y découvris un mot nouveau et lourd de conséquences pratique : « factoïde ». Une chose qui n'existe pas se met à exister dès qu'on la présente comme existante... Par exemple : prenons le cas de cette chanteuse débutante, parfaitement inconnue, qui veut se révéler  avec fracas quand bien même elle ne s'est jamais produite sur aucune scène. Elle a de belles chansons à son répertoire, du talent et du charme, mais croupit dans un cloaque à cloportes au trente-sixième dessous de la France profonde. Or, elle rencontre un futé agent de publicité qui a lu Baltasar Gracian... Miracle ! Des affiches convaincantes sont placardées aux endroits stratégiques de France et de Navarre : « De retour des USA et de bien d'autres Pays extra-européens, Marylou Love donnera un récital des retrouvailles françaises à Paris, salle événementielle des Batignolles »  Vu que l'affiche, originale, produit une photo aguichante de la chanteuse, personne ne s'étonnera de n'en avoir jamais entendu parler. Journalistes, critiques, médias en vue se déplaceront pour voir et entendre la grande chanteuse Marylou Love de retour des USA et d'autres Pays extra-européen...dont ce sera le tout premier récital en public...

Lorsque je vous affirmais, grâce à Baltasar Gracian, que « Les choses ne sont pas vues telles qu'elles sont en réalité, mais telles qu'elles paraissent être » !

En marche vers les prémisses du  Monde nouveau !

 

v- Karmacadémique

 

Paris sera brûlé,

Le Panthéon détruit.

Au feu les vains débris

Des glorieux ampoulés !

  

VI – Le Passé fondateur

 

Nenni ! Je ne nie le Passé

-Au grand dam des gourous fêlés-

Je le remercie des bonheurs

Dont il me combla sans tiédeur.

  

VII – Phoenix

 

J’étais un dépendant ;

Je suis indépendant.

Adieu veaux et cochons :

Faucon, des mots je ponds !

 

VIII – Le Monde comme raison et rédemption

 

Le Monde est nouveau, il honnit

Patriotisme obtus, racisme.

Inde et Maghreb, Vietnam, Russie,

Europe, USA : mondialisme !

 

Je vaincs, désormais, ces mots vains,

Les tenants du Passé qui fut

Fratricide et, foi de Sylvain,

Mon âme au loin voit son salut.

 

IX – Ad vitam ǽternam !

 

Songer à l’Autre Dimension

Est philosophie pragmatique,

En vue de vivre sans lésions

Une existence ourdie, christique.

 

X – Stratégie existentialiste.

 

Le seul acte public est de vous déclarer

-Le factoïde   osé sert à vous imposer –

Ensuite entretenez tous les jours cette image

Que vous avez plaquée  à votre personnage.

 

Ce leste tour suffit pour votre renommée

S’il est, indélébile, inscrit dans la durée.

Paris - Le pont de Tolbiac, vu depuis les Quais de Bercy - Mai 2022.

LE TROTTOIR

 

Qu’ils essayent de vendre leurs toiles, leurs croûtes, leurs cassettes audio, les bijoux qu’ils ont fabriqués, voire même leur bouquin ou la dernière chanson qu’ils ont écrits ; que j’ai de l’estime, de l’admiration, de l’affection pour tous ces vrais artistes qui débutent à l’Ecole de la Rue ! A l’Ecole du Trottoir. Le plus souvent dans les grandes villes -  et surtout dans les grandes villes. Ils sont le fort antidote au triste rideau déprimant que tressent les morts-vivants dans l’ouate surchauffée des bureaux. Le bec limé, sans ailes. Je songe à ces vers de Jean Richepin, extrait des « Oiseaux de Passage » :

Pour chérir cette femme et nourrir cette mère

Ils auraient pu finir volaille comme vous ;

Mais ils sont avant tout des fils de la chimère,

Des assoiffés d’azur, des poètes, des fous…

Tous ces artistes, ces vrais artistes, qui ont la chance de croire en la beauté, en l’art, en la création et…en eux-mêmes. Quel bel acte que d’avoir foi en soi ! Quelle lucidité que de bouder la pâtée servie et garantie aux besogneux dont l’idéal se résume par ces mots pâles : travail-retraite ; famille-caveau d’famille… Ah ! Le beau programme de basse-cour pour lequel tous les matins l’on se lève au chant du coq ! Que de morts vécues durant la vie ! Mais fallait-il donc naître pour en fait n’être que des vivants par ouï-dire ? Un tel vient de mourir, il nous disait toujours : « Ah ! vivement la retraite que je puisse enfin vivre… » Puis il est mort à peu près deux mois devant cette retraite pour laquelle il a gâché sa vie. Alors ainsi faudrait-il vivre une première vie de soumission – une vie programmée par les autres, un semblant de vie, un ersatz de vie – avec l’espoir de vivre sa vie, un jour en fin de vie ?

Avec le trottoir des artistes, le cimetière est une source intarissable portant à la philosophie. Tiens, en sortant du cimetière je me suis dit qu’enfin il faudrait ne pas attendre pour faire ceci, pour écrire cela ! Tiens, il me souvient de cette rencontre faite à Paris, en avril 1995, passant sur les quais de Bercy, j’ai vu et entendu la musique d’un violon. Etait-ce du Bach, du Vivaldi ? Cela l’était ma foi un peu tout à la fois. Et quand enfin j’ai vu la fille qui jouait de l’archet, Dieu mais j’ai cru être passé de l’autre côté du miroir, au paradis des filles à damner tous les saints Antoine… Elle était blonde avec un ruissellement de cheveux ondoyants, elle était douce avec  des traits pour un portrait d’un peintre de génie, ses yeux d’un bleu devaient scintiller mais je n’ai pas eu le temps suffisant pour m’en assurer ; car mes yeux, mes yeux baladeurs à moi, avaient plongé juste au-dessus de ses seins aguichant le corsage.

Au milieu d’un cimetière je me suis cogné à la Mort qui m’a rejeté dans la rue en me criant que je m’en aille, enfin, vivre ailleurs : qu’elle n’est pas finalement trop pressée pour venir me faucher et que j’en profite donc pour être plus utile à tous mes frères vivants qui, eux, ne perdent pas leur vie au milieu des cimetières, et qui vivent en pensant à la vie farouchement  et jusqu’à ce que mort s’ensuive.

"Allez  oust ! Va voir sur le trottoir d’en face, face à la Vie et pile ou face mais jette enfin ta pièce : face, ce sera la vie d’ici ; pile, ce sera la vie d’en face ! Va donc jouer des mots, tu es parfois si astucieux et sans le moindre mal tu joues des mots comme on joue du saxo. Et n’oublie pas que des jeunes filles, de belles jeunes filles, et même de très belles jeunes filles t’écrivent parfois une telle sorte d’aveu : ‘…déjà je vous estimais tant, avant d’apprendre que vous écriviez !’  Elles t’avouent cela pour qu’enfin tu écrives tous les mots qui les feront vraiment vivre la félicité de leur vie  présente. Elles attendent aussi la tendresse et la caresse de tes mots. Ecris donc plus souvent pour tes étudiantes, tes belles étudiantes et même tes très belles étudiantes ! »

Qu’ils essayent de vendre leurs toiles, leurs croûtes, leurs cassettes audio, les bijoux qu’ils ont fabriqués, voire même leur bouquin ou la dernière chanson qu’ils ont écrits ; que j’ai de l’estime, de l’admiration, de l’affection pour tous ces vrais artistes qui débutent à l’Ecole de la Rue ! A l’Ecole du Trottoir. Le plus souvent dans les grandes villes -  et surtout dans les grandes villes. Ils sont le fort antidote au triste rideau déprimant que tressent les morts-vivants dans l’ouate surchauffée des bureaux. Le bec limé, sans ailes.

Cliché : Studio photo de Louhans (Saône-et-Loire) Octobre 2013

LOUANGE  À LOUHANS !

 

Avec le retour de mon pseudonyme littéraire de « Nicolas Sylvain » (1977-1995) je m’allie et  me lie à l’érémitique liberté au sec des sables mouvants de la lie des morts-vivants. Je porte librement le chapeau qui me sied loin des cultes concurrents. Libre penseur stricto sensu, nanti de ma levée d’écrou, je fuis la langue de bois (« plume de bois », devrais-je écrire plus justement) ainsi lira-t-on – dans ces libres pages laquées parfois de l’encre décapante du Nicolas Sylvain des origines – aussi des textes relevant du christianisme, mais non entachés de cubénisme. L’œcuménisme, par contre, n’est pas vain mot pour moi. Egalement, l’érotisme et la gaudriole peuvent montrer leur binette en goguette, nous rappelant que : « qui veut faire l’ange fait la bête », et me remémorant que le Sylvain que je fus de 1977 à 1995 aimait à jouer les Gainsbourg des emblavures.

Certains et certainement certaines pourront s’en aller crier que bien des lignes, strophes et rimes de ce leste e-book sont assassines et cyniques. Que nenni ! Qui aime  bien  châtie  bien  et  ne  cherche  surtout point à nuire et à détruire, mais à faire concrètement réfléchir. Sur l’interpellation point de lésine et qui veut la fin veut les moyens ! Foi de Sylvain !

 Et puis enfin, «sans étiquette et sans frontière », je me devais de vous offrir une palette de pages indépendantes non inféodées à une trame monolithique. Je suis des fossoyeurs du monde mourant et je propose le Cercle des Architectes du Monde Nouveau (CAMN), pour   la   victoire   de   l’homme   vivant  sur   les   croyances,   les  errances,  les   dogmes,  les  doctrines  et  certaines  attitudes  pieuses  usés, relevant des affections psychiatriques. Dieu Tout Puissant / Grand Architecte de l’Univers / Allah le Très Miséricordieux Allah le Tout Miséricordieux ; je Vous remercie de m’avoir créé dans Votre Monde qui est si beau !

Adonc, mes lectrices nouvelles et mes lecteurs nouveaux découvriront la veine « Nicolas Sylvain », de la fin des années 70 et des années 80 à 90, qui renait en cette année de grâces diverses  et de grasse inspiration 2013 !

En séjour d’une semaine dans la Capitale du Poulet de Bresse et de la Tête de Veau – Louhans, Saône-et-Loire- je fus adoubé de l’inspiration laïque et républicaine qui me fit rédiger, en bleu sur papier recyclé, quelques jets décapants (pages 138 à 165) avec un réflexe naturel le plus enthousiaste.

Second avertissement. Promeneur méditatif sous quelques-unes des 157 arcades de la Ville, je tombe en arrêt devant un studio de photographe, blanc, « La Boîte à Images ». Coutumier de me faire tirer une fois l’an le portrait par un professionnel, je rentre, décidé, et  suis  accueilli par un Bressan convivial et communicatif.

Des deux clichés bien croqués qu’il me tend, l’un m’interpelle. Il me rappelle…mais oui,  l’art  de  la petite  Fabienne  Landois qui m’avait offert un dessin à la plume – ma tête affutée de l’époque – en 1987 ! L’artiste de Louhans, comme l’artiste de Paris, avait capté à plein objectif l’accent des lèvres – le rictus – du Nicolas Sylvain que j’avais renoncé d’être en 1995. Deux  rappels  à l’ordre, à midi passé, sous les arcades louhannaises,  un  mercredi    16    Octobre    2013    –   Mercredi       jour      de      Mercure,   jour  de  la Communication. Qu’avais-je fais de moi depuis dix-huit  années ?  Pourquoi  avoir  enterré  ce  Nicolas  Sylvain  qui m’allait si bien et qui écrivait avec une constante motivation, pour, caparaçonné   sous   mon   nom  d’état-civil,  devenir  en   passe de lamentablement gâcher ma vie jusqu’à produire tout l’artifice torve d’une lavette – de la spiritualité comme des Lettres.

Et c’est ainsi que certaines arcades de la ville de Louhans devinrent  pour  moi  d’authentiques  arcanes majeures du Tarot de Marseille, afin  de m’indiquer le chemin du salut par le retour à une vie consciente, au lieu de la dégringolade au quotidien vivotant des morts-vivants de l’esprit, de l’âme et du reste. Et je repensai tout-à-coup au conseil de mon ami médium : « libère-toi de ta prison psychique, même s’il doit y avoir de la casse ! »

Louange à Louhans ! Et considérons bien les dons qui nous arrivent à l’improviste de la vraie vie, et qui nous replacent sur les rails d’une existence éveillée digne de ce nom et digne de l’homme, libre et qui se respecte ! Louange à Louhans, où, logé comme un coq en pâte à La Poularde, je vis bien évidemment la vie en rose !

Ces « Arcades Majeures » sont en fait un tacite tome 2 du Cahier du Jour des années 90, mais avec d’autres thèmes, bien évidemment, et quelques ciselures et sonorités nouvelles – sans compter un érotisme dédouané, désenlaidi, désincarcéré de la pudibonderie des lavettes coulées en série, à la marche mécanique et crissante, avec une clef dans le dos pour les remonter.  “ Maldigo la poesÍa concebida  como  un lujo  cultural  por los neutrales que, lavándoselas manos, se desentienden y evaden. Maldigo la poesía de quien no toma partido, partido hasta mancharse.”(Gabriel Celaya : La poesía es un arma cargada de futuro) – “Je maudis la poésie conçue comme un luxe culture par les neutres, ceux qui, se lavant les mains, font la sourde oreille et fuient. Je maudis la poésie qui ne prend pas parti, parti jusqu’à être souillée ! »

 

(Préface de « ARCANES MAJEURES » e-book mis en ligne le 30 0ctàbre 2013

www.nicolas-sylvain.jimdo.com  (lisible sous Office Word 2007)

A "l'Amiral" de Saint-Jean-de-Losne (Côte d'Or) - 15 août 2011 - Crédit photo : Thérèse Mercier.

 

QUELLES NOUVELLES DEPUIS 1990 ?

 

 

 

Les trésors du Passé-Positif

 

Le hasard de mes recherches au Fond littéraire local de la prestigieuse Médiathèque de l'Hôtel-Dieu - de Dole, ma ville natale – m'a reconduit, en cette toute fin d'année 2017, à des pages et des pages concoctées, précisément à Dole, de Juin 1990 à Mai 1994. Parmi ces feuillets multiformes et multicolores (principalement sélectionnés de FLORICA - bulletin et revue trimestriels conduits de 1983 à 1993) surgit la mention du «Cahier du Jour», édité dans la collection   Florica,   fin  1989, et  salué  tout  de même par des personnalités de quelques bords très différents –  tels Jean-Paul Alègre, alors Directeur du Théâtre du Fil d'Ariane qu'il avait fondé à Noisy-le-Grand – et Petre Roman, Premier Ministre de Roumanie. Et puis 1995 éclate sur la dissolution de l'association Florica et, donc, la disparition de sa revue ; mais aussi l'arrêt pour moi de toute création littéraire intentionnelle (je commis toutefois quelques pages volantes qui furent exploitées dès le Printemps 2006) car tel fut le temps de pénitence imposé à ma plume à tête chercheuse. La suite, je l'ai relatée sur Facebook et quelque part dans tel ou tel de mes denses e-books ; à savoir qu'une forte personnalité des USA réussit à me contacter – via l'AVLP de Lausanne  - par le mode de cette bonne vieille lettre postale véhiculée par les facteurs et jusqu'au 16 F de la rue des Pétignys à Chenove (Côte d'Or) où j'étais, pour quelques ans brefs, propriétaire d'un minuscule repaire quasi-sous les toits. Teresinka Pereira – telle était l'identité de l'intervenante à forts motifs de communication. Douze année après cette exhortation sans frontière, je retire de l'aventure la seule raison  voulue  par l'Autre Dimension  ; à  savoir,  mon  orientation  vers  la voie numérique pour ce qui était de l'édition et de la diffusion de mes futurs écrits. Teresinka ne m'avait-elle pas catégoriquement écrit : « Il y a longtemps que je ne fais plus imprimer de livres. Ouvre un site internet et tu auras des lecteurs ! » Douze années après cette confraternelle directive, je déclare vingt-trois e-books édités sur mon site allemand JimDo ; en précisant toutefois que c'est seulement en 2008 que je mis à exécution mon plan numérique et que, faut-il sempiternellement le préciser, je demeure d'une paresse intellectuelle endémique.

A quoi ressemblait ce « Cahier du Jour » ? A un journal avec des textes précédés de la date de leur rédaction, le tout d'un peu plus de cent pages. Il était clairsemé de quelques poésies et de photographies. Je l'avais intégralement conçu, de la saisie des textes à la reliure de l'ensemble. Ecole de bénédictin devant me valoir, un jour,  le confort des possibilités numériques. Ce grand jour de gloire est arrivé depuis plus d'un septennat et je règne, sans la moindre fibre d'une entrave, au plein centre de la toile qui m'enlève en  un  seul  clic  et me présente aux quatre coins du Monde francophone nouveau.

Et l'intention nouvelle de récidiver dans cette forme de publication atypique me visite périodiquement. J'envisage donc une récidive avec les formes ludiques de la magie du numérique : photographies, illustrations, dessins ; et l'adoucissement du cadre rédactionnel : plus de date en début de séquence mais à la fin, et un titre annonçant ladite séquence. Laissons de côté la pieuvre-poésie ; communément parlant : « merci mais j'ai déjà donné ! » Voici pour les aspects techniques.

 

Nouvelle année anticipée.

 

19 Décembre 2017. Mardi. Je l'ai décrété premier jour de mon Nouvel An. Premier jour d'un an symbolique – comme le premier dimanche de l'Avent (3 Décembre, cette année) pour   la   nouvelle  année  liturgique  de  l'Eglise catholique romaine. Or, également je produis ma liturgie, je suis parfois ma propre liturgie ; étincelle de Dieu mon âme est autonome. Importance de la spiritualité digne de ce nom tout au long de ce second « Cahier du Jour ». Mais haro sur le cul-bénisme et sur les intégrismes relevant des affections psychiatriques ! Je ne suis plus un gobe-mouches pieus et, le cas échéant, je laisse mon âme éternuer dans les cénacles aux vents divers où elle a pu se fourvoyer et desquels, impénitente, elle s'enfuit sans regrets éternels. Et, ce matin à mon réveil du Mardi 19 Décembre 2017, mon œil lettré bien éclairci des visions hypothétiques de la nuit  tombe  en arrêt devant ce mot rénovant, adoubeur, exorciste de Friedrich Nietzsche : « Picotée par d'âpres bises pareilles à des vins mousseux, mon âme éternue – elle éternue et se dit à elle-même « A ta santé ! » (« Ainsi parlait Zarathoustra, 3ème partie, chapitre : « Le retour au pays »).

Idéologiquement – comme sur le plan de la spiritualité – ce deuxième tome du « Cahier du Jour » ne s'encombrera pas de bobards sapientiaux des gourous de l'heure, ni des tabous des meneurs de la danse au bal soporifique de la pensée unique. D'ailleurs je ne conteste plus, laissant le tout-venant vanner à son herbier. En cas d'allergie maligne ressentie aux contours d'un prédateur abrupte, je fuis sans mots perdre. Pour le téléphone, il existe le salvateur « rejet d'appel ». Pour les messageries, les antidotes : « courrier indésirable », « supprimer », « bloquer ! ».Et pour Facebook : « supprimer de la liste », « bloquer ! ». Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes paisibles, et je m'entends désormais avec tout un chacun, puisque doté de la faculté de ne pas le tolérer en cas de nuisance.

Chère Lectrice et cher Lecteur, je n'ai point renié – ni ne renierai jamais - le livre en papier. Mais l'e-book m'occupera la plume informatique tant que le jour à ma porte le réclamera. Cette assertion introduit l'une de mes nouvelles inclinations depuis 1990 : m'en remettre absolument aux signes du jour, par quel qu'intermédiaire qu'ils puissent me tancer. N'y point répondre m'a toujours retardé dans mes évolutions. Alors, le sommaire de ce deuxième « Cahier du Jour »  est  aux  mains  du quotidien qui le tracera !

 

L'âme a ses mots à dire – et ses investigations à suivre...

 

Le mot « âme » s'étant produit plusieurs fois ci-dessus, il me revient à répondre à la question : « Quelles nouvelles depuis 1990 dans le domaine spirituel ? » Elles-aussi  furent atypiques et sans préavis, ces années mouvantes de l'âme ! Octobre 1994 à Mai 1995, je fréquente le milieu quotidien d'un Franc Maçon  des Hauts Grades (au-delà du 30° du rite égyptien), rencontrant souvent un autre Frère de même influence. Tous deux ont également la consécration de l'évêque, ce qui me vaut l'ordination au diaconat de l'Eglise gallicane. Précisons que ces deux Frères justifient d'une succession apostolique remontant à Saint Pierre, laquelle demeure imprimée sur document consultable par qui en fait la demande. Tout cela,  est donc parfaitement valide, mais reconnu illicite par les autres Eglises – basse  question  de querelle de   boutiquiers.   J'ai   rencontré   par ailleurs Monseigneur Dominique Philippe – primat de l'Eglise gallicane- officiant à Sainte-Rita  (Paris XV°). Je garde de cette paroisse un souvenir d'un après-midi médiatique : messe concélébrée par plusieurs évêques d'Eglises alternatives. Ce fut en fin d'après-midi du premier Dimanche d'Octobre 1994. Et lors du vin d'honneur succédant à cette liturgie, que je rencontrai, trinquai et conversai quelque peu avec l'actrice Michèle Mercier (ex-Marquise des Anges).

Année universitaire 1996-1997, je me vois séminariste au Séminaire international Saint-Jean-Marie-Vianney d'Ars-sur-Formans (chez le Curé d'ars)...Année de propédeutique. J'y suis envoyé par le diocèse de Dijon. Etudes écourtées pour raisons de santé. Je ne vis rien du troisième trimestre, retrouvai Dijon – quotidien plutôt érémitique sans extraversion - avant de plonger dans un apostolat salarié de stakanoviste à plein-temps (bien au-delà de la semaine des 35 heures) comme  Intendant  (avisé  tel celui de l'Evangile) de la résidence étudiante « le Clos-Morlot » (113 studios), rue du Docteur Jean-Baptiste Morlot. Pour plus de détails, voir  « Communiqué » début de sommaire de mon site danois : www.albert-marie.be

Eté 2009. Rencontre avec l'Islam par le biais d'une collaboratrice remarquée et visiblement mandatée par le Dieu Tout Miséricordieux. Voir « Lettre à Hayat » sur le même site danois. Un Vendredi de début Février 2012 ; alors que je me trouve en conversation avec l'imam de la Mosquée El Kheir de Dijon, je suis convié à la participation de la troisième prière canonique de la journée : « Salâtu-l'-as »r (office de l'après-midi, quand le soleil est à peu près à mi-course).

13 Novembre 2012 au 13 Novembre 2013, je suis sacristain suppléant de l'église Notre-Dame de Dijon (l'église la plus fréquentée de la ville puisque située au plein centre). Je me retrouve aussi responsable du chapelet quotidien (Lundi au Samedi) et en assure  la  méditation une, deux ou trois fois dans la semaine. Et c'est alors qu'une fin d'après-midi d'Octobre 1913, je rencontre Nadejda Vassiliéva, reporter journaliste à la Voix de la Russie de Moscou, accompagnée de son époux Alexandre. Elle vient pour interviewer le curé de la paroisse, à l'occasion du cinquième centenaire de la statue de Notre-Dame de Bon-Espoir conservée par cette église.

Le 15 Novembre 2013 je quitte Dijon pour une petite ville sereine de Côte d'Or, à la campagne et en bords de Saône. Initiant, donc, une vie érémitique extravertie plus particulièrement consacrée à la mise en ordre de mes papiers. 

 

Bilan de ces vingt-sept ans :

 

-importance salvatrice de m'en remettre à Dieu pour ce qui doit m'arriver  puisque devant convenir à mon évolution ;

-nécessité de la mobilité. Nous vivons dans le bouillonnement du  Monde Nouveau exigeant de nous que nous agissions continuellement ;

-rien n'est jamais acquis et tout change ou se modifie. Pas de sclérose, de chauvinisme, de critères séniles, de « On a toujours fait comme çà ! » ;

-prise en compte de toutes les prophéties crédibles de tous les siècles (à commencer par celles de la Reine du Ciel – la Très Sainte Vierge Marie) ;

-bannissement du racisme sous tous ses masques de laideur ;

-respect du Décalogue – ou « les Dix Paroles » selon la traduction littérale d'André Chouraqui ;

-reconnaissance du fait irrévocable qu'il n'est qu'un seul Dieu et que les guerres de religion relèvent des affections psychiatriques mortelles et criminelles ;

-nous atteler à la construction de notre Temple intérieur. Les églises, les mosquées, les synagogues et les temples peuvent un jour être fermés ou détruits. Souvenons-nous de  ces paroles de Jésus (Mathieu VI, 6) : « Quand tu veux prier, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père dans le secret, et ton Père, qui  voit  dans  le secret, t e  le  revaudra ». Mon admonestation sur ce chapitre peut être stigmatisée par ce quatrain :

 

Bâtissons le Temple intérieur

Au lieu de la geôle extérieure !

Dieu sur la terre est en prison,

Séquestré par les religions.

 

Et les prophéties ?

 

Début 1995 je commençai à découvrir, petit à petit, la plupart des prophéties de tous bords – et de tous les siècles écoulés- concernant le futur possible de la France, de l'Eglise catholique romaine et de certains autres pays du Monde . Or, il se trouva que Celle qui faisait de plus en plus parler d'Elle dans ce domaine n'était autre que... la Reine des Prophètes : la Très Sainte Vierge Marie ! Il y avait eu, dès le tout début des années 1980, Medjugorje (Bosnie-Herzégovine) et L'Escorial (Espagne) des apparitions médiatisées avec délivrance de messages eschatologiques à révéler au Monde à certaines dates  d'un proche avenir... »Encore des histoires de curé ! » peuvent éructer les libres penseurs de caniveau ; mais avec de moins en moins de pertinence depuis le 19 Septembre 1846, puisque le Message de La Salette – en fait un véritable discours – débutait par ces mots décapants de la Très Sainte Vierge Marie : « ...Les prêtres, ministres de mon Fils, les prêtres par leur mauvaise vie, par leur irrévérence et leur impiété à célébrer les saints mystères, par l'amour de l'argent, l'amour de l'honneur et des plaisirs, les prêtres sont devenus des cloaques d'impureté... » Plus de doute possible : ces apparitions ne sont plus des histoires inventées par les curés! A Fatima, la Vierge Marie, en 1917, avait annoncé la fin prochaine de la guerre de 14-18 et la venue de celle de 39-45. Aussi me bornerai-je à citer – toujours extraites de son Discours de La Salette – les prophéties qui se sont réalisées depuis le 19 Septembre 1846.

«Les chefs, les conducteurs du peuple de Dieu ont négligé la prière et la pénitence, et le démon a obscurci leurs intelligences ; ils sont devenus ces étoiles errantes que le vieux diable traînera avec sa queue pour les faire périr. Dieu permettra     au   vieux   serpent  de   mettre   des divisions parmi les régnants, dans toutes les sociétés et dans toutes les familles ; on souffrira des peines physiques et morales ; Dieu abandonnera les hommes à eux-mêmes, et enverra des châtiments qui se succèderont pendant plus de trente-cinq ans. (.../... ) « La sainte foi de Dieu étant oubliée, chaque individu voudra se guider par lui-même et être supérieur à ses semblables. On abolira les pouvoirs civils et ecclésiastiques, tout ordre et toute justice seront foulés aux pieds ; on ne verra qu'homicides, haine, jalousie, mensonges et discorde, sans amour pour la patrie ni pour la famille. (.../... ) Les gouvernants civils auront tous un même dessein qui sera d'abolir et de faire disparaître tout principe religieux, pour faire place au matérialisme, à l'athéisme, au spiritisme et à toutes sortes de vices. »

Les prophéties -selon les termes de la Très sainte Vierge Marie – étant conditionnelles, c'est-à-dire pouvant se réaliser, être adoucies ou carrément supprimées, selon l'attitude (la conversion) des hommes qui les reçoivent - il nous paraît plus réaliste de ne mettre au jour dans ces présentes lignes  que   celles   qui  se  sont  réalisées... Une précision pourtant sur les événements à venir – toujours annoncés dans ce Discours de La Salette – elles se révèlent dramatiques à l'échelle mondiale. Au bout de Vingt-deux années d'étude des prophéties, j'ai découvert une hallucinante corrélation entre Nostredame et Notre-Dame ; entre les prophéties de Michel de Nostredame (alias Nostradamus) et celles de la Très Sainte Vierge Marie... Caveatis ! Caveatis ! (du latin : prenez garde ! Prenez garde !). Et je songe à ces associations internationalistes de poètes formatés m'ayant contacté en 2006 pour m'affilier, quasiment d'office, à leurs officines aux bottes des sbires du nouvel ordre mondialiste, et mus par des mobiles dénoncés plus haut dans les prophéties de La Salette, à base d'humanisme christianophobe.

 

Nouvelle donne pour un tome 2 de ce Cahier du Jour.

 

Le premier tome de ce Cahier du Jour  emboîtait une démarche journalistique  souvent caustique et faisait  feu de tout travers au goût du jour ; raison pour laquelle je reproduis ci-après quelques écrits de cette époque, parus dans la revue Floirca. Le social, fustigé, astiquait le tranchant des tours de ma plume assassine. Mais désormais les mets sur table numérique, de ce tome 2, n'oublieront point le sel du Ciel dont ils sont mijotés. Qui veut faire l'ange fait la bête, mais qui n'est que bête fait fuir l'ange ! D'où l'urgence vitale de l'équilibre âme et corps.

 

(Préface de « CAHIER DU JOUR » mis en ligne le 15 avril 2018

www.nicolas-sylvain.jimdo.com

Lisible sous Office Word 2007)