GALANTES RIMES

"Angélique et Médor" - Alain Casalis (1705-1784)

 

PHARMACOPĖE D’AMOUR

 

Mon bel amour d’oronge amère,

Mon amanite phallique non phalloïde,

Mon infusion rabique,

Mon julep aphrodisiaque,

Ma codéine en cotillon,

Mon sulfogaïacol en nage :

Entre-ouvre-moi ton officine !

 

 

LE LOUP DE NOUNOU

                                     

Nounou !

Hou ! Hou !

Je suis le loup ;

Le loup d’ici le loup de là le loup d’Allah

              et le loup de qui tu voudras.

Je suis là le jour la nuit

Mais je ne nuis pas.

Un œil au tain de ton miroir je suis le loup ;

Un œil au fond de ta baignoire je suis le loup ;

Un œil au creux de ton peignoir je suis le loup.

Je ne hurle pas à la mort

Mais à l’Am…

Hou ! Rentrons chez toi !

 

 

FABLE

 

En fin d’après-midi
- cour du Général-Etalon –
J’ai rencontré un chien qui menait sa maîtresse en laisse ;
Au milieu du trottoir
       glabre et d’un gris mat,
Sous un soleil
       à peine allumé au bord du ciel
       congestionné par l’orage.
Le chien dalmatien aux oreilles drues, avec une barbichette
Roulait des yeux d’un noir
       équivoque,
Car sa maîtresse avait de très beaux seins
D’ailleurs gonflés dedans un corsage assez bas.
Blanc le corsage et noirs les yeux du chien.
Le chien allait ventre gonflé
Tirant sa belle maîtresse aux seins gonflés.

Il ne manquait plus à ce poème
Que La Fontaine pour en tirer moralité.

 

 

AMOURS LOCALES

 

Au bois des Tartiflettes

Annette, Aleth, Aliette

S’en vont seins doux seins drus

Pour des ébats du cru.

 

 

VERS  VERTS  SAPIENTIAUX

 

Oh ! Qui fait l’ange

Oui, fait la bête.

L’humain mélange

Ame et bébête.

 

Et qui sépare

La queue, la tête,

Diantre ! S’égare

Et les plombs pète.

 

Riez, bandez

Et ne soyez

Noir cul-bénit

Qui Dieu ternit !

 

 

PRIEZ, DAMES !

 

Dieu Créateur est aussi

Le créateur des rondeurs.

Priez-Le avec ferveur

Pour devenir plus sexy !

 

 

REGRETS TRÈS CHARNELS

 

Que sont les nanas devenues

Que l’on n’a jamais mises à nu ?

Ah ! Quels regrets, roneutudju ! *

Que de ne pas les avoir eues !

Bandons avec rétrospection !

*nouveau juron du 3ème millénaire.

 

 

DÉPUCELAGE

 

Et là-bas tout derrière

-Dans les bois d’Aiglepierre-

Mimile à Cunégonde

Faisait sauter la bonde.

 

_______

 

Estelle était telle

Que Marcel qui harcèle

-Diantre ! Par sainte Adèle-

Y rompit ses bretelles.

 

 

ÉRECTION  FERROVIAIRE


Il est minuit Edgar.
Pilar est en retard.
J’attends son TER.
Pour l’instant, marri, j’erre,
Esseulé, dérisoire
En bandant dans le noir.


 

ANNE-SOPHIE

 

Il couvait des yeux sa minette

       qui roulait  des yeux couveux.

Avait-elle mal dormi la nuit ?

L’avait-il assailli du pis

         sans répit ?

Avec le gland qui ahane

       je pensais à Anne-Sophie,

       affolante en mini haute,

       veloutée, seins débordants,

       nubile sans  avoir vibré

-je l’aurais parié.

En ce matin matois mutin

         dans le train.

Une vague à l’aine aiguë me prend

        à surprendre

       ce couple d’yeux tout mélangés

       dans le douillet d’un TGV.

 

 

AUX SEINS DE JUIN

 

Beaux seins de Juin

              bisontins.

Nanas graciles

              et nubiles.

Mon vers à l’air

              -pair, impair-

Gagne en jus vert

              et je sers

Ma rime en fort

              juste-au-corps.

Puis le quatrain

              sous ma main

Erecte ici

              et je jouis,

En tram, en bus

              mais « motus ! » :

Voici les bourges

              -oh ! Ces courges-

Que la pensée unique

Asexue, glace et nique.

 

 

NOSTALGIE  SOIXANTEHUITARDE

 

Le Printemps ne cessait

De nous montrer ses fesses ;

Notre plume en ivresse

Rimait tout ce qui dresse,

L’odeur de l’aubépine

Emoustillait nos…

(Trouver la rime !)

 

 

SEINS  D’ICI

 

Dedans Dole

       je ne les ai molles.

Seins dolois,

       gonflez-vous, ma foi !

Je reviens

       galonné et ceint

       de l’étole

       mondialiste et volent

       mes feuillets

       sur le Net, ça y’est !

Aux lointains

       je suis le Sylvain

       de la dame,

       de la fille à l’âme

       humaniste

       et pas rigoriste.

L’élixir

       de mes vers attire

       leurs regards.

Place aux jeunes

-Pas aux vieux qui jeûnent ! –

Dedans Dole

       je me les sens folles,

       face aux seins

       couchés sous mon seing.

Crédit : www.printerest.fr

CHANSON DU BANDE-A-VIE

 

                 à Cyr Poeteros

 

Je suis bien vivant

Et non impotent ;

Avant de gésir

Voici mon désir :

 

Bander jusqu’au bout de mes ans.

 

Avec le ginseng

Je reste sur scène *

Garant de mon pieu

C’est pourquoi je veux

 

Bander jusqu’au bout de mes jours.

 

Près des cathédrales

Même on oui mes râles

De pénitent pieux

Dont tel est le vœu :

 

Bander jusqu’au bout de mes ans.

 

Dieu le Créateur

Ne fait pas d’erreur

Il m’a sans détour

Conçu, réglé pour

 

Bander jusqu’au bout de mes ans.

 

Experte donzelle

Et frustrée pucelle

Affolez mon nœud

Qui a promis de

 

Bander jusqu’au bout de mes ans.

 

Beaux seins de Bourgogne

Gonflez sans vergogne

Sous ma main câline !

Je veux, dès Matines,

 

Bander jusqu’au bout de mes ans.

 

Taisez-vous les cloches,

Les liturgies moches !

Foin des dieux de mort

Je prie pour, sans mors,

 

Bander jusqu’au bout de mes ans.

 

Sire, ah ! C’est juré,

Sans faillir je crée

Des mots crus qui fouettent.

Galamment je souhaite

 

Bander jusqu’au bout de mes ans.

 

*Enjambement de la rime.

 

 

QUATRAIN  CONJUGAL  DU SOIR

 

Coupons l’oseille,

Chauffons la soupe !

Après, Mireille :

Baisons là, houp !

  

 

ASSIS SOIT QUI MÂLE Y PENSE !

 

Certains bancs sont bandants

De par qui, chaud, les pare ;

Des nanas aux seins, gare,

À re-damner Satan.

 

 

« A Hug a Day keeps the Doctor away »

(Un câlin par jour tient le médecin éloigné)

 

CAUTION

 

Du câlin roumain au câlin norvégien
-En n’oubliant pas le câlin maghrébin-
Je puis valider semblable thérapie
Capable, il paraît, d’allonger notre vie.

 

 

 

AH ! DIANTRE MES SEIGNEURS,

C’EST LE BONHEUR QUI COGNE…

 

 

Dieu-Créateur est aussi créateur des rondeurs…

Et pour vomir la vue d’un joli sein il n’est que Pharisiens.

 

Honte à moi honte au Comtois

De ne jamais avoir écrit la moindre ligne

       pour Dijon !

Le gros remord du lourd péché s’en vient de me tomber dessus

       -et sur l’heure-

Alors que sous un ciel d’orage caniculaire

Je m’en allais pataud pensif à mes emplettes

       domestiques.

Et tout fusa en jets discontinus

       d’érotisme impromptu.

La Fée Divia

       (des bus de la Ville)

Me vit frôler par une par deux par trois

       étudiantes

Aux seins que je révère, que je vénère

       d’une dévotion gonflée

       non vénale.

Des seins de brunes, des seins de blondes, des seins de rousses :

Fermes, gros, fiers et ronds

       tout au bord de corsages tendus vibrants ;

Soutien-gorge réduits à la plus simple

       tentation.

En tous les cas très bas puisque découvrant un bon tiers

       de la chair onctueuse

       bronzée, laiteuse ou basanée

De ces gros et beaux seins tout impatients

       de bondir et de s’offrir

Aux lèvres mâles et goulues

       aptes à les faire rugir.

Des seins de filles qui pensent à autre chose.

Des seins nubiles quoique majeurs,

Des seins déjà visités, abusés

       par des tentatives de puceaux,

Des seins déjà, ça je le souhaite,

       repus encore du souvenir

D’expertes et de récentes caresses

Prodiguées par des mâles chevronnés.

 

C’est deux, c’est trois, c’est quatre filles

Que je vis monter dans le bus ;

Des filles de dix-huit à vingt ans.

Des seins de dix-huit à vingt ans,

Des seins entre désirs et souvenirs d’assouvissement.

     Des filles avec des yeux qui pensent à autre chose,

Semblant ne pas songer au génie érotique

Qui gonfle leur poitrine

Et qui harponne sans bruit tous les regards des mâles.

 

Dijon la ville aux filles aux jolis seins !

Toutefois

       ne nous y trompons pas :

L’affolant réalisme

       des beaux seins dijonnais

       -découverte émoustillante-

Ne se révèle pas être l’apanage

       des filles de dix-huit à vingt ans.

Quittant le bus, très alléché je rencontrai bien d’autres seins :

Seins de trente ans, de quarante ans

Et des seins  de la cinquantaine

       tout tendus, lisses et dardés

A n’y plus rien comprendre

       à la logique de l’âge et des générations…

D’ailleurs je ne tiens pas vraiment à chercher à comprendre

Pourquoi des seins de cinquante ans sont aussi alléchants

       que des seins de vingt ans.

 

Des seins d’ici, des seins de là, des seins d’ailleurs :

Ah ! Diantre mes seigneurs c’est le bonheur qui cogne

A Dijon la ville aux femmes aux jolis seins !

Gustave Courbet (1819-1877) - "Trois Baigneuses (1865-1868) (Crédit : www.vendangeslitteraires.overblog.com

SIXAIN  GAULOIS

 

                    A Cyr Poeteros

 

À la pêche aux vers à Dole

Mon stylo ne les a molles.

Ma rime intro-mise au doux

Des eaux écartées du Doubs

S’affaire à, goulue, téter

La muse aux seins drus d’Été.

 

 

EN  SI  BÉMOL  MATURE.

 

Accorte et magnétique est la femme dijonnaise

       mature.

Ses charmes pleins ensoleillés

       dardent, en hiver, un peu d’été.

Ce matin doux roucoulant d’Août,

       la belle surgit dans le ALDI de Poincaré.

Sa chevelure gonflée très noire effleurant les épaules

       est celle-ci de la femme véritablement femme.

Modèle racé de l’harmonie cambrée,

       elle a des seins qui n’ont pas dit leur dernier mot.

Sa robe est noire avec bordures or et Bordeaux.

Elle a ressenti mes regards.

Pour accusé de réception

       ses yeux m’enregistrent en un éclair instantané,

       le temps d’un flash photographique.

Elle règle ses achats et s’en va d’un pas lent

       chaloupé et réglé comme un aria de Bach.

Et je la suis durant quelques mesures.

Puis elle a disparu, me laissant au point d’orgue

       en bas de partition de cette avenue Poincaré,

       où ma plume attisée se gonfle de ces mots.

 

BISONTINES *

 

Veloutées minettes

       de Comté ;

Ma plume est experte

       à conter

-En vers sans frontières-

       le désir

Gonflant en lisière

       de vos seins.

Je n’écris « tétons »

       mais « tétins » ;

Ce mot vieux lutine

       l’Arétin. **

Dru, mâle, érotique,

       mon stylo,

N’est pas allergique

       aux « lolos ».

 

Laissons ce verbiage

       aux souillons !

Tâtons de l’étiage ***

       et mouillons !

Mes yeux sous la houle

       -écumeuse-

En roulis roucoulent

       et se creusent.

 

Mais restons sur terre

       à Rivotte ; ****

Son air désaltère,

       ravigote !

QG de l’été

       il m’offrit

Tant de Dulcinées

       en mini !

 

Et rien ne se perd

       chez Sylvain ;

L’orgasme y est vert

       de quatrains.

Commère Aphrodite,

       pour mes pages,

Souvent vous me fîtes

       l’encre en nage !

 

Je suis bien chrétien

       -corps et âme-

La fusion me tient

       loin des flammes.

Aussi, Bisontines,

       j’ai pour vous

Des pensées divines

       dans ce Doubs.

 

Que deux-mille-dix-neuf

Me voie pour vous toujours neuf !

*Bisontines : habitantes de Besançon

**Pierre l’Arétin (Italie : 1492-1556) auteur de sonnets luxurieux.

***étiage : niveau de l’eau

****la Porte Rivotte 

 

FRÊRE  EN  GAULOISERIES

 

Restif de La Bretonne

-Qui bandait en latin-

Fait, ce si chaud lapin,

Que mon leste vers sonne

 

Céans dans quelques pages ;

En des mots verts qui tonnent

Faisant, selon l’usage,

Se voiler cons et connes.

 

 

JE SUIS PRÊT

 

Au dodo

J’ai la bite

Qui crépite :

Viens Mado !

 

 

S.O.S.  LESTE

 

Ah ! Marlène

Larguons les amarres !

Hors d’haleine

S’est raidi mon dard.

 

  

CUISSES  ET SEINS  DES  CITĖS

 

La ville enfile des files de filles de femmes

       sous les gros yeux mouillés des mâles

       mal à l’aise aux désirs de baise.

 

Surtout l’été avec tous ces essaims de seins

       mi dévoilés et qu’il ferait si bon téter

       dans le premier jardin public jardin lubrique.

 

Mais nonobstant le temps voilant ou dévoilant les femmes

-désirables-

       le désir s’immisce au vu des cuisses

       haut dévoilées ou galbées chaud

       par les pantalons moulants suggestifs.

 

Les trains, les bus, les trams

       en toutes saisons promènent

       sous les yeux baladeurs des connaisseurs

       des cuisses offertes et rehaussées par la mini.

Et puis,

Dieu-Créateur étant créateur des rondeurs,

Eros aussi sait tenter et damner

       dans les églises où rodent aussi

       les femmes encore tentantes

       et les pucelles court vêtues.

Ah ! Que ne suis-je un confesseur

       au ministère bandant

       d’ouïr les actes de jouir

-peccamineux-

       susurrés chauds par les lèvres odorantes et mouillées

       des pécheresses en jupon qui

       mériteraient tant la fessée !

 

Au sein des villes du Monde Nouveau,

       des seins nubiles et des seins praticiens

       sont offerts à longueur de l’année

       aux tétées drues des mâles experts.

 

O ! Villes aux seins d’ici ;

       Capitales aux seins sans frontière :

       pépinières d’aréoles, de boutons à fleurir

       sous les lèvres goulues mais expertes

            des amants virtuoses !

 

T E R  ÉROTIQUE

 

Une Manon à chapeau noir

-feutré mat-

       avec des seins fermes et bien ronds

       etrennés depuis peu par

        un amant débutant ;

-Ça se voit bien dans ses yeux noirs aussi

       et sur ses lèvres roses et lisses

       tendues interrogatives et succulentes

       comme à l’étal du pâtissier-

Tentation ferroviaire

       enchâssée dans un col gris roulé brillant

       et  dans un moulant manteau noir

       aguichants  tentateurs.

Dans ce TER

-Train Erotique Régional.

 

ORGASME Á RIMES

 

Je sens le vers qui pousse.

L’envie me prend soudaine.

Ma plume hors de sa housse

Érecte à perdre haleine.

 

LEGS  BLANC

 

Fillette, ô fillette,

       je te coucherai.

Ah ! Viens le temps presse

        et ma flamme s’éteint.

Fillette, ô fillette

       tant pis pour les autres,

       les ragots des gens !

Fillette, ô fillette

      je te coucherai

       sur mon testament.

 

Pages extraites de l'e-bookographie générale sur :

www.nicolas-sylvain.jimdo.com

 

 

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