DEDICACES 2

Printemps des Poètes 2021

Cœur sans frontière

Heart without  border

Herz ohne Grenze

Corazòn sin frontera

 

à Teresinka Pereira

 

Au cœur de la Journée Mondiale

de la Poésie,

j’offre aux quatre coins de la Terre

mon cœur en e-mails ;

 

un tout premier tout gros morceau

vers les USA

tout officiel, tout de brocard

pour Teresinka ;

 

hello Madam the President

generous poet;

I reinvented the present

I send it to you!

 

Bonjour Madame la Présidente

-prestigieuse amie-

j’ai réinventé le Présent

et je vous l’envoie ! ;

 

je suis armé de lourds mots pour

casser les frontières.

dans mes atours de troubadour

surgit la rapière ;

 

le cœur est une arme qui bat.

l’âme est une lame.

bien des larmes ont fendu la pierre.

l’œil est un laser ;

 

il existe encore dans le monde

des murs de la honte,

et toujours des inquisitions

tuant par les dogmes ;

 

pourtant Science et Conscience

-à grands coups de cœur-

parviendront à brûler les voiles

de tous les mensonges ;

 

¡ maldita la poesia

rimas sin razòn !

¡ poesia no encargada

de gran corazòn !

 

Maudite oh ! Soit la poésie

en vers sans raison !

la poésie qui n’est chargée

de beaucoup de cœur !

 

Au cœur de la Journée Mondiale

de la Poésie,

j’offre aux quatre coins de la terre

mon cœur tout en fleurs ;

 

puis en urgence et pour Mayence

-souvent arythmique-

un cœur aux soins des doigts de l’art

du Docteur Christine ;

 

Sie ist ein wenig Schwester;

ich habe Berlin,

Freiburg und Bülh-Baden gewohnt

-Herz ohne Grenze ;

 

Elle est un peu comme une soeur ;

j’ai connu Berlin,

Fribourg-en-Brisgau, Bülh-Baden

-le cœur sans frontière ;

 

Au cœur de la Journée Mondiale

de la Poésie,

j’offre aux quatre coins de la Terre

mon cœur versifié ;

 

Et pour Géo Dumitresco

un cœur tout en boule

sur le tapis vert du billard

des mots impromptus ;

 

et pour Jean-Paul Alègre un cœur

en Lettres confrère,

en souvenir des vers divers

sous le Fil d’Ariane ;

 

au cœur de la Journée Mondiale

de la Poésie,

j’allume un plein cœur de vigie,

un tendre fanal ;

 

un cœur sans bruit qui veille aussi

le long des semaines

sur d’autres cœurs jeunes et fragiles

de ma Résidence ;

 

a heart in the deflagration

by the eyes on fire

of the little English Treasure

who ignited me ;

 

un cœur tout en déflagration

sous le feu des yeux

du petit Trésor d’Angleterre

qui me colonise ;

 

un cœur glissant sur des raquettes

de « maudit Français »

qui va courir la galipote

au fond du Québec ;

 

un cœur pour Aikaterini,

pour Konstantina ;

un cœur hellène pour Elena

et pour Kristina ;

 

un cœur sûr à répétition

-à feu continu-

et muni de tous les visas,

de tous les mandats ;

 

un cœur qui s’égrène en e-mails

-cœur-à-cœur point com-

cœur sur le Net qui n’attend plus

qu’un signal de vous !

 

Dijon – Mars 2007.

Crédit photo : www.pixer.fr

EN  AVENT !

 

                       (à Justine)

 

 

Entre deux nuits dans mon dortoir

Provisoire –actuel isoloir-

Je vis souvent en la Comté

D’où, voici longtemps, je suis né.

 

J’ai le don sûr de détecter

Les lieux suris où respirer

Sous-tend de la résignation ;

L’on dit « mauvai-ses vibrations ».

 

Chez les bouseux des cités viles

Je laboure en terrain fertile,

Afin de jeter ces cobayes

En de ténus lettrées semailles.

 

J’enfourne – alléché, boulimique –

Les couplets octosyllabiques ;

Ce, pour égratigner les cons

Se prenant pour Napoléon

 

(Par exemple, attendue et vue

La géographie des locdus ;

Certains paons sont fiers de leurs tartes

Et d’autres coqs de Bonaparte).

 

J’avoue préférer Lacuzon,

Bakounine ou encor Proudhon

A tous leurs présumés « grands hommes »

Qui me font me fendre la pomme.

 

L’on peut souffrir ces ouistitis

A condition d’être endormi ;

Mais le jour foin de ces faquins :

Il faut se ressourcer au loin !

 

Ah ! Que survienne enfin le Monde

Nouveau pour engrosser la ronde

Des vivants réels éveillés ;

Et que les morts soient dispersés

 

Au vent de l’oubli du néant !

Je clos un karma gris céans ;

Et la transition vogue au gré

Des eaux dorées de la Comté.

 

Je vais reprendre du service

-Sous le seing vert de la milice-

Par d’autres feuillets libertaires

Fustigeant les zombis grégaires.

 

À bas la calotte apostate,

Les politicards dont je mate

Le cul à coups de vers ! Les Temps

Nouveaux en sont à leur Avent.

 

Mais mon avenant est « qui aime

Châtie bien ! » Cet adage essaime

Loin des ruchers de mes mots forts.

L’amour amollit les retors.

 

L’appel est fait aux longs apôtres

Fervents ou non des patenôtres :

Toujours il n’y aura qu’un Dieu

Mais des humains fermant les yeux.

 

Avant que d’évangéliser,

Ce qui convient c’est d’éveiller

Les gens destinés à mourir

Et dont la vie fut de dormir.

 

Mais, nonobstant, je ne me porte

En sauveur ; simplement j’exhorte

Mon semblable à fuir son semblant

D’exister durant son vivant.

 

Par devers moi dans la rigole,

Repêchant l’autre je rigole.

Bien mieux vaut, sur ses deux pieds rire,

Que, glacé de chagrin, gésir.

 

Depuis quarante années j’aligne

Des couplets qu’à deux mains je signe.

Francophonie, provocation

Et Musique ont ma dévotion.

 

Je dois aux en-ne-mis le fil

Coupant de ma plume indocile.

Alchimiste depuis des lustres

Je transmue en amis les rustres.

 

Décidément rien ne se perd,

Tout compte et tout se récupère.

Il faut jongler avec le jour

Tel qu’il s’est levé, clair ou lourd.

 

Changer, se dépasser, créer :

Impératifs pour subsister !

L’avenir appartient aux sires

Ayant su éviter le pire.

 

En avant vers l’Avent, mes frères

Et sœurs dont je suis le compère !

Que la pensée unique inique

Soit la bête haïe que l’on nique !

 

Jeudi (Jour de Jupiter)

8 Novembre 2019.

 

« Me voilà de retour de ma promenade Ardéchoise. Et quelle n'est point ma surprise de trouver ce billet, comme annoncé à la fois "décapant nuancé", mais aussi courtois que je lis et relis (puisqu’il m’est très gentiment dédié, adressé du moins), non sans une certaine béatitude, tant le rythme cadencé des vers et le combat qui y est mené, de plume et d’épée, me parle, en amie d’encrier. J’aime beaucoup également ce titre, à la fois bien trouvé de par la référence à période de l’Avent (dans laquelle nous nous trouvons), l’analogie évidente avec la locution « en avant », donnant le ton et davantage de dynamique encore, à ce poème qui va déjà bon train, et que je sens ironique (peut-être une pointe envers le cataclysme politique actuel « en marche » arrière toute, auxquels les vers pourraient également faire Echo si on pousse la métaphore.) Néanmoins si lettrée je suis, d’un master affublée, c’est avec un grand plaisir, celui d’une éternelle émerveillée, que je découvre à travers ton jargon mon cher Nicolas Sylvain, des mots encore inconnus à mon répertoire. C’est le cas du mot «  Locdu » que j’apprends ce soir, les yeux pétillants de cette belle découverte.

Il faudrait des heures pour répondre à un tel billet, que je relis et qui à chaque relecture me laisse entrevoir une partie de ses richesses, figures de styles enfouies et secrets bien gardés de la rhétorique. Néanmoins certaines stances qui n’en font pas état, font pourtant tout aussi mouche et retiennent également mon attention. Telle :

« …simplement j’exhorte

Mon semblable à fuir son semblant

D’exister durant son vivant. »

 

Facebook : Juste IN. Justine est Bisontine (habite Besançon, département du Doubs, région de Bourgogne-Franche Comté) ; est Sonothérapeute, Critique musicale et Poète.

 

___________

 

 

THANK YOU TERESINKA!

 

           À Teresink Pereira.

 

Oh ! Merci marraine

       littéraire

       des Etats-Unis.

 

Jamais tu n’es vaine,

       ni sectaire,

       dans tes poésies.

 

D’inspiration saine

       tu éclaires

       la toile infinie.

 

De crin ou de laine

-pairs, impairs-

       tes vers sont défis :

 

Tous luttons sans haine

       pour refaire

       plus juste la vie !

 

Dole (Jura) L. 4/12/2019

Mairie de Saint-Apollinaire (Côte d'or).

L’OR  DE  LA  CÔTE

à François Sauvadet,
Président du Conseil Général de Côte d’Or.

 

Cingler sur Saint-Apollinaire
Pour inspirer quelques bols d’air,
Prompts à lever l’inspiration
Au bord du Printemps bourguignon ;  

Vivifiant hédonisme expert,
Un Jeudi, jour de Jupiter !
Cet enraciné, serein Bourg
Me réorientera toujours ;

Car je me perds parfois et flâne
En terrains où mes vers ne vannent.
Réentendre hier, interdit,
Le Dies Irae de Lully

M’a rappelé ma fuite, alors,
D’un département si retors..
Dijon me recueillit, et fut
Ma Porte du Monde entrevu.

Cô-te d’Or – cet Or de la Côte –
Jamais les jours coulant ne m’ôtent
La révérence et, oui, l’amour
Que tu m’inspireras toujours.

Mes sens, apaisés sur ton sol,
N’ont point besoin d’autre boussole.
Ton chiffre « 21 » désigne
Au Tarot l'éblouissant signe

Du Monde ; arcane auréolée
De tous les espoirs. Destinée
En or pour un département
Paré de ce dénombrement !

Lors, je célèbre encore, encore
Cet or de la Côte - ah ! trésor - ;
Cinglant sur Saint-Apollinaire
Pour inspirer quelques bols d’air.

Jeudi 4 Avril 201

Marie-Hélène Kervarec - Editrice (Le Jardin des Livres, Paris).

LOUANGE  ÉDÉNIQUE

 

à Marie-Hélène Kervarec.

 

Lettré, cravaté,

Parfumé, plume affutée ;

Dru je file en ville

Y souffler des vers d’hiver.

Car il a neigé

Sur Dijon racée cité.

Alors mes mots filent

Sans cécité, grands ouverts ;

 

Mots de soie, de laine

Tissés pour Marie-Hélène,

Au Jardin des Livres

-Stratège et commerciale Eve-

Que je loue sans givre.

Louis Duplain (1860-1931), poète horloger autodidacte. Une rue de la ville porte son nom, dans le quartier de Saint-Ferjeux, et une statue lui a été érigée près de la cathédrale Saint-Jean à Besançon.

 

CONTRAT  OBSÈQUES-TRANQUILITÉ

 

 à Angelina de Biasio

I -

Tout sera bien, finira bien

Dans un avenir incertain.

Mais il faut préparer le jour

Du départ au divin séjour…

II –

…En attendant Sylvain cisèle

Des mots luisants sur l’aquarelle

De la vie vive, avec visas

Pour le Monde ouvert aux ébats…

III –

…Et pour ce faire il est bon ton

De casser la dalle où les dalles

-Assaisonnées de fleurs étales-

Font trouver bons saumon et thon…

IV -

Ô ! Ma camarade égrillarde,

Mort, pour moi qui n’est pas camarde ;

Mais coquine avec tes combines

M’inspirant la rime assassine…

V -

…A ma guillotine égrillarde

J’appose un avis de dessert.

Ma Révolution est pillarde

Des éclats de ri-res d’hier.

 

Besançon, rue des Grands-Bas

Vendredi 22 Février 2019.

La Saône à Saint-Jean-de-Losne. (Cliché : 12.08.2018)

DEMANDE  DE  NATIONALITĖ  BOURGUIGNONNE…

 

                                                 à Jean-Pierre Soisson.*

 

Si c’était possible eh ! Oui je me ferais

              naturaliser Bourguignon…

J’ai toujours été en exil

              dans un département pendu

              où je n’ai eu que les ténèbres.

Mais :

St-Jean-de-Losne, St-Symphorien et puis Samerey,

St-François et St-Seine-en-Bache

Ma Saône, mon étang du Milieu :

Salvatrices contrées frontalières !

 

Je porte en moi

              un petit peu du terroir des autres.

Si c’était possible, eh ! Oui bons Bourguignons,

             je me ferais naturaliser

Bourguignon…

 

Printemps 1988 – Etang de Samerey (Côte d’Or).

  *Jean-Pierre Soisson, né le 9 Novembre 1934 à Auxerre (Yonne), est un homme politique françaiss, élu à l'Assemblée nationale de 1968 à 2012 et plusieurs fois ministre.

 Ces pages sont extraites de l'ebookographie générale du site allemand JimDo :

www.nicolas-sylvain.jimdo.com

Métier de haute lisse. Crédit photo : www.wikipedia.org Le lissier participe à plusieurs étapes de l’élaboration d’une tapisserie : il prépare le carton de sa tapisserie à partir d’une œuvre mise à l’échelle voulue, choisit ses couleurs (échantillonnage), prépare son métier (de haute-lisse ou de basse-lisse) et monte sa chaîne, avant de commencer à tisser les motifs du carton. (Wikipedia).

HAUTE LISSE

 

 aux lectrices, aux lecteurs

de Facebook et de mes sites allemand et danois.

 

 

C'est Aragon qui m'enseigna le puissant souffle symphonique

Rehaussant l'orchestre des vers en fiers concerts d'apothéose ;

Car son art chantait plus vivant que la manière académique.

 

Quarante-deux années plus tard, toujours disciple et, conquis, j'ose

Battre le fer du vers en long, sur l'enclume armée du tercet,

Malgré le déclin culturel au loin du Printemps de la Rose.

 

Vous direz ce que vous voudrez : souvent lire est loisir désuet ;

D'où la débilité massue dès goûts et des intelligences.

Lors les redresseurs de l'écrit prévoient demain dans le secret.

 

J'en suis un et « francophonise » en silence avec évidence.

Il est vrai que le numérique, hardi, nous met les mots au net.

C'est un germe international au spectre de large incidence.

 

A mes débuts dans les brouillards, il n'y avait l'azur du Net.

Le papier, seul, prenait son temps pour interpeler le lecteur.

La toile aujourd'hui tend les mots, puis aux étoiles les projette.

 

J'ai l'impression d'avoir vécu l'évolution de deux auteurs ,

Ce, en moins de cinquante années. Maintenant j'engrange et j'élève

Des e-books ruant sans collier aux Pays d'ici et d'ailleurs.

 

Mon site est germain (de Hambourg). Cosmopolite est la relève.

Le site annexe, est, lui, danois. Au Maghreb m'est le lectorat

Le plus fidèle et raffiné. Le Monde est nouveau qui se lève.

 

La partance à l'ordre du jour, est notée dans mes agendas.

Mon Pays – la Francophonie – me prévoit bien des domiciles ;

Mais le Temps avec moi s'entend. Confiance et qui vivra verra !

 

Dans cette optique  il faut ouvrir la chasse aux poéteux futiles ;

Aux Gritomate, aux Q. Crécul : tous ces rimeurs de la Pitié 

Prenant les Français cultivés pour un gras public d'imbéciles.

 

La poésie académique est pour les bas-bleus surannés,

Avec ou sans fauteuil croulant .Clap-clap-clap-clap-clap-clap-clap-clap ;

Ça clapote en vers claudicant annonçant le Dies Irae.

 

A Locdubourg, à Grebauluc tous les gogos à grands seaux lapent

La poésie pisseuse à vers solitaire et qui vous la bourre ;

Au point qu'il faudrait invoquer Galien, Hippocrate, Esculape.

 

A ces saboteurs de la rime, ah ! Que j'aime à huiler des tours...

Cependant, cher lecteur, je ris quand je pourrais montrer les crocs ;

Ce glacé vent réformateur est adouci d'un peu d'amour.

 

La voile harcelée par les grains des longs cours essuie des accrocs,

Mais le but est de parvenir aguerri, plus expert au port.

Rien ne ragaillardit la vie plus que la Mort fauchant au trot.

 

Pour nous, les forgerons des mots, qu'il grêle à bâbord, à tribord ;

Nous versifions par tous les temps, depuis la cale ou la nacelle.

Notre boussole, en maints milieux, partout nous fait trouver le Nord.

 

Par alchimique inspiration l'oeuvre dépas-se le modèle.

A partir du saut d'u-ne puce on peut s'envoler au sublime ;

Haussant  en un cadre doré  une enrubannée péronnelle.

 

Pour l'auteur prompt à recycler il n'est jamais sujet infime.

Le crottin fait du bon engrais ; l'eau de vaisselle a des vertus.

Ficelle au métier de l'expert que ce tout commun propre aux rimes !

 

En plus de quarante ans d'écrits -cer-tes, de paresseux – j'ai su

Me détacher du sentiment pour mieux me donner libre aux mots.

L'illusoire informe est éteint ; de l'essentiel rien n'est perdu.

 

Ma vocation fut la Musique – et qui me rappelle en écho -

Le vers est donc la parenthèse avec, forcément, un point d'orgue.

Dans cette attente il rime et sonne allegretto ma non tropo ;

 

Il fricote avec la Camarde et la carambole à la morgue.

Il rime en douce et à l'anglaise, ou parfois y met le paquet :

Bourg-la-Conne ou bien Couillenboz  et jusqu'à Pinamort-sur-Sorgue.

 

Tout lieu-dit béni ou maudit peut m'inspirer quelque sonnet.

J'ai le vers journaliste imbu d’u-ne véloce ubiquité.

Je garde, à l'affût par tout vent, la tête encrée près du bonnet.

 

Vous me comprenez, Cher Lecteur, la poésie m'est une alliée

Pour édulcorer quotidien, temps qui lasse ou qui divertit ;

Ce n'est pas pour moi l'essentiel et je l'ai relativisée.

 

Par ailleurs on me l'imposa -et jamais je ne l'ai choisie.

Rappelons-nous la parabole : cinq, deux ou même un seul talent

Nous sont remis à réméré. Nous les rendrons avec profits.

 

Eh ! Pourquoi ces talents de Dieu ne nous octroieraient du talent ?

Tout don d'En-Haut s'aligne alors sur l'économie du miracle.

A cette doctrinale issue le croyant initié s'attend.

 

Dieu sait faire un marathonien du moindre pied-bot qui renâcle.

Et l'instabilité de l'Homme hésitant jamais ne Le lasse.

Confortons l'utile idéal – dans notre antre ou notre cénacle -

 

Ecrivons, composons d'ahan, malgré des prédictions tenaces !

Bien faire et laisser braire, en somme ! Bardons la force du silence !

Qui se déclare aux rangs de Dieu, des humains vains ne craint menace.

 

Dans la retraite et la réserve est condamnée la décadence.

Le Grand Monarque attend son heure en Dieu qui la lui brandira.

Qu'il attaque et la France honnie sera revêtue de décence ;

 

Fleurie de lys, armée d'honneurs ; au monde redonnant le La !

Nostradamus, Marie-Julie Jahenny depuis la Bretagne

L'ont annoncé avec le Ciel  pour caution, alors topons là !

 

Perdant qui suivra le pervers ; mais avec le juste l'on gagne.

La moisson de l'humanité va commencer aux champs des anges.

Les rats se noieront dans l'égout ; aux élus le mat de Cocagne !

 

Pourtant, à cette expectative, heureux je donnerai le change :

En cet an 2021, moi je rends grâce et je contemple.

Je remercie pour ce que j'ai, pour qui je suis, pour qui je rends*

 

*Jeune et curieux de ce qui vient ; que j'exhorte à bâtir son temple.

Je ne vieillis mais rajeunis, jouant même avec la Camarde.

Et donc, avec des mots sertis, je reste à donner un exemple.

 

L'exemple que dans notre France – dont la passion toujours me barde -

La relève est tapie dans l'ombre ; il faut compter avec les Lettres.

L'Histoire en notre fort Pays, l'a constamment prouvé : en garde !

 

C'est jubilant de conviction que je vous adresse hors des rets*

*Traîtres de la pensée unique cet étendard de hau-te lisse.

De l'équilibre corps et âme je resterai le vivant prêtre.

 

J'aurais aimé – de mon vivant – que les desseins de Dieu me fissent

Plutôt m'engager en terrain terre à terre et le sabre au clair ;

Mais je resterai cet ermite extraverti qui les mots tisse.

 

(Méditation notée dans l'Or de la Côte - la Côte d'Or - à Chevigny-Saint-Sauveur,  Fontaine-lès-Dijon, Saint-Apollinaire, Talant, entre le 6 et le 12 Février 2021)

*Enjambements de la rime.

La Saône à Auxonne (Côte d'Or). Cliché : Mai 2020.

 AUXONNAIS,  AUXONNAISES !       

 

 

Bel Auxonne en Mai doré

-ciselé –

plume élancée, je te loue,

ingrat durant mes sept ans

d’habitant

d’y avoir manqué : j’avoue.

 

L’Or de la Côte est ma cote

-et la note –

d’estimation de la vie

que l’on lape –et sans vergogne –

en Bourgogne.

D’aucuns sont de mon avis.

 

Provocateur en la cime

de la rime ;

je descends, plus humble et sage,

en bords ondoyants de Saône

avec l’aune   

de vers tissant cet hommage.

 

Auxonnais et Auxonnaises,

c’est à l’aise

que durant un septennat

je me suis acquis au Net

place honnête ;

grâce à votre Bourg qui n’a

 

jamais projeté de sable

-dommageable –

sous les dents de l’engrenage

de ma vie retirée, mais

qui coulait

en numérisant des pages.

 

Aujourd’hui le Monde appelle

-sans appel –

à briller loin de nos murs.

Le nom d’Auxonne, or, m’importe :

je l’exporte.

De cela je vous assure.

 

Auteur libre et francophone

-pas aphone –

je célèbre le français,

très loin et même hors d’Europe ;

développe

pour mes lecteurs son attrait.

 

En ermite extraverti

-converti-

j’existe par la pensée

dans d’innombrables lointains ;

mais – certain !-

je ne vous ai délaissés.

 

Habitant d’Auxonne oyez :

la pensée

peut agir sur la matière.

C’est ainsi qu’à votre endroit

-chaud de foi-

je la barde de prières.

 

Ici-bas bien des étiques

-des pratiques-

restent cachées mais un jour

dans cette « Autre Dimension »

se verront

nommées par Dieu tout amour.

 

Dans la retraite et l’ascèse

-à Dieu plaise !-

j’œuvre ainsi loin de chez vous ;

mais j’entretiens –en silence-

révérence

pour vous ; donc je vous l’avoue.

 

 

Auxonne, entre Saône et canal. Cliché : Mai 2020.

LE GRAND MINISTRE

 

                à Jack Lang

 

 

La politique est mise à part

Pour moi. Quant à la vraie Culture ;

De ses jeux subtils je n’ai cure.

Les arts n’ont pas besoin de fard.

 

Donc ainsi franc je rends hommage

A Jack Lang. Eh ! Oui ma trentaine

S’en est retrouvée vive et saine.

Il me fut un peu comme un mage

 

Lorsque je tricotais la rime.

Je me sentais un apprenti

Auquel le maître absent écrit.

Aujourd’hui, racé, je m’exprime.

 

Ah ! Ce fier Printemps de la Rose ;

Des lettres de son Ministère

J’en reçus la douzaine entière !

C’est pourquoi tant rajeuni j’ose

 

Fourbir de nouveaux mots rimés

Que j’étrennais en Quatre-vingts,

Sans qu’à la pensée il me vint

D’aligner des futilités.

 

Vous direz ce que vous voudrez :

Un ministre a de l’envergure

Lorsqu’il crée des actions qui durent,

Dont trente ans plus tard vous parlez !

 

Ah ! Bien sûr François Mitterrand,

Sut s’entourer de qui portait

En lui les fruits qu’il promettait,

Avec Jack Lang il fut gagnant ;

 

La France aussi qui, par ces jours,

A terni bien de ses valeurs,

Au point de refermer son cœur

Et de décatir ses atours.

 

Nonobstant, il reste au Présent

Des témoins probants dont je suis

Qui, paisiblement, aujourd’hui

Louent les sommités de ce temps.

 

Jack Lang Président à Paris

De l’Institut du Monde Arabe ;

Cela valait quelques syllabes

D’un barde qui lui dit : « merci ! »

(Besançon, Mardi 15 Décembre 2015

Extrait de « CEANS » -page 214-215

www.nicolas-sylvain.jimdo.com)

Jack Lang à Blois -en 1992- accompagné de la reine d'Angleterre Elisabeth II (Crédit : Wikipédia). Jack Lang, né le 2 septembre 1939 à Mirecourt (Vosges), est un homme politique français. Membre du Parti socialiste, il est notamment conseiller de Paris dans les années 1980, maire de Blois de 1989 à 2000 et député (de Loir-et-Cher puis du Pas-de-Calais) entre 1986 et 2012. Il est battu lors des élections législatives de 2012 dans les Vosges. Sous les présidences de François Mitterrand et Jacques Chirac, il est plusieurs fois ministre dans des gouvernements de gauche, détenant plusieurs fois les portefeuilles de la Culture et de l’Éducation nationale, ainsi que le porte-parole du gouvernement. Il participe notamment au lancement de la Fête de la musique. En 2013, il est nommé président de l'Institut du monde arabe l'année suivante.
"Un Jour, un Jour" - Louis Aragon chanté par Marc Ogeret.
"Un jour pourtant, un jour viendra couleur d'orange Un jour de palme, un jour de feuillages au front Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche"

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