PEOPLE - Les Gens.

« LE CLOWN » - Denis Dumets www.peinture-dde.over-blog.com

 

« SONNET QU’UN  AU-REVOIR, MES FRÈRES ! »

 

Jeannette aux sonnets

Sonnait du tercet

Dans la médiathèque.

Ça claquait du bec ;

Le troisième âge, ah !

Dans les vers croqua

Tant que la Samu

Est intervenu.

Depuis lors Jeannette

Dessous sa voilette

S’en va réciter

Le Dies irae.

 

 

PERFUSION  EN  PHASE  TERMINALE

 

Viei-lles niai-se-ries

A-caca-démiques ;

La mamy surie

A l’art fait la nique.

 

Elle écrit comme un

Rat de médiathèque

Mais des barbons, hein !

Lui font avoir, sec,

 

La palme anémique

A-caca-démique.

 

 

PROSES ET VERS SANS MÉNOPAUSE

 

L’inspiratrice a vieilli,

S’est renoncée, décatie.

Pourtant mon écrit demeure

Et pour une autre ne meurt.

 

 

HISTOIRE BEIGE

 

Ô ! La confitur’ de frites

Belge avec des souris frites.

Mais si j’en parle au bourgmestre

J’ai peur qu’il me défenestre.

 

 

LE DAMNÉ DES EMBLAVURES

 

Dis eh ! Dédé a décidé de décéder ;

Les dés sont déjetés.

Le hic qui tique est sa chroniqu’ nécrologique,

Mais Satan s’y applique.

 

 

ADIPOSITE VESPERALE

 

C’est un vieux qui flippe

Tassé dans son slip ;

Sanguin de la lippe,

Boursoufflé des tripes.

 

 

DIAGNOSTIQUE

 

Tavavar ! *

Tu vas passer sur le billard;

Mais trop tard,

Tu rentreras en corbillard.

 

Argot du Bas-Jura : tu vas voir

 

 

PARTANCE

 

Il se gondolait

Devant  les condoléances.

Un jour il mourait

Sans, des cons, les doléances.

 

 

 

CHANSONNERIE 3

 

Sacré cul !

Sacré qui ?

Sac à proses aigres indigestes

et sac à gratons lyonnais !

Con au don des Convergences !

Ambassadeur de l’Oignonnu

et du Pet !

Sylvain te vainc, ô ! Toi si vain

et ton patronyme rikiki !

Sacré cul !

Sacré qui ?

Sacré fut de pus qui fuit !

 

 

LA VIE, QUEL BATACLAN !

 

Les bouges sont révoltés

De claquer tels des paumés.

C’est vrai qu’avec leur argent

Ils comptaient vivre longtemps.

 

 

L’ACCUEIL DU DAMNÉ

 

Dies irae,

Rien à cirer !

Satan se tord

Devant ce mort.

 

 

MÈMÈRE DOLOROSA

 

La Sévigné de palier

S’est empigée * dans ses palmes.

Son teint est de merde opale

**Même au bas de son fessier.

 

*Argot, du verbe trébucher

**Enjambement de la rime.

 

 

SÉLECTE LUCIDITÉ.

 

Qu’ai-je à faire avec les affaires

Des zombis,  robots et bipèdes ?

A l’adversité je ne cède

Et vis ma vie le vers en l’air.

 

Je bénis aussi les cafards

Grâce auxquels mes mots font du lard ;

Et, fort, j’aimerai mon prochain

Vrai dès qu’il me tendra la main.

 

 

AU LOIN DES CABINETS

 

O ! Banlieue surplombant

La cité des croquants

Où les politicards

Ne s’y font pas du lard.

 

Dieu se rencontre plus

En des lieux où gugusses

Et vendus ne pullulent ;

Il n’agréé les pustules.

 

La Vierge des Douleurs

Nous a mis en demeure :

« La politique, oui dame !

Sert à perdre son âme ».

 

Je ris de la rigole

Irriguant ces guignols.

Ils y gla-nent l’argent

Qu’ils ont piqué aux gens.

 

Il faut, aux isoloirs,

Chas-se d’eau et prévoir

-Suffisamment crépu-

Des rouleaux de PQ.

 

Votez PQ épais,

Coloré et tout frais !

Cessez d’être, à l’instant,

Des cochons de votants !

 

Au loin des cabinets

Je rallie, gui-lle-ret,

La banlieue surplombant

La cité des croquants.

 

 

FIN DE VIE D'UN VIL ÂGE

 

Il se dit « Résistant »

-Fierté du tout-venant-

Nul ne peut le prouver ;

C'est un très vieux dentier

 

Etre nonagénaire

Souvent cela génère

Mythe, esbroufe eh parbleu,

Dans l'esprit des miteux !

 

Pour peu que la légion

D'honneur aille au croûton ;

On en fait un fromage

Qu'on savoure au Finage.

 

Et la Camarde rit.

Satan rote et sourit ;

Car tel vénal orgueil

Déshonore un cercueil.

 

Adieu, le décoré

Aux honneurs usurpés ;

Et place aux écrivains

Sans passé louche et vain !

 

 

NAPOLÉARTE BONAPON

 

Je tance ici les vieux croûtons

Fiers d'être nés dans un tréfonds

Où séjourna quelque grand nom,

Et qui s'en octroient le renom.

 

 

POLITICARDS POLICHROMES

 

Cocos, écolos,

Gauchos et Droitos :

Ces politicards

Quels rois des bobards !

 

 

DAMNÉ  FILS  UNIQUE  INIQUE !

 

Il laissa son père,

Sa mère à l’Enfer.

En terre et sans messe

Ni croix qui se dresse.

 

 

ÉPITAPHE NUMÉRIQUE

 

Clé de fat pour vers à plat,

Clé rouillée qui n’ouvre pas ;

Le pouèteux, avant son glas,

Finit sur Wikipédia.

 

 

LE GRAND PARDON

 

Mes en-ne-mis sont

Collaborateurs,

M’inspirant – crénom ! –

Des vers de verdeur.

 

 

PORCINE PARTANCE

 

Il est mort

Et, dès lors,

Il ne mord

Plus, ce porc !

 

 

LA BONNE  RETRAITE

 

Il a bien travaillé

Et pourra se payer

-     Quand il va décéder –

Cercueil à clous dorés.

 

 

LA PÉNITENCE DU CUCUL CONVERTI

 

C‘est en bécane

A Ecbatane

Qu’il va, ahane

Sur les dos d’âne.

 

 

SANS PRÉSERVATIF

 

Les mocassins du Mont-Cassin

Rendraient mous les pas de mon âme.

Fi ! De ces cléricaux Scapin :

Sans prothèse agit ma foi, dame !

 

 

LEVÉE D’ÉCROU

 

Frère Antoine est arrivé

Qui m’a décalotiné.

Fini les sclérosants rites ;

J’ai ma liturgie d’ermite !

 

 

CORRECTION  FRATERNELLE

 

Mes quatrains assassins

En fait sont, ah çà ! Sains ;

Dotant d’humilité

Celui qu’ils ont ciblé.

 

 

 www.nicolas-sylvain.jimdo.com

« SALUT, LE CLOWN !» - Denis Dumets www.peinture-dde.over-blog.com