Quelles nouvelles depuis 1990 ?

Dole (Jura) Les Mesnils-Pasteur en Mai.

 

 

QUELLES NOUVELLES DEPUIS 1990 ? 

 

 

Les trésors du Passé-Positif

 

Le hasard de mes recherches au Fond littéraire local de la prestigieuse Médiathèque de l'Hôtel-Dieu - de Dole, ma ville natale – m'a reconduit, en cette toute fin d'année 2017, à des pages et des pages concoctées, précisément à Dole, de Juin 1990 à Mai 1994. Parmi ces feuillets multiformes et multicolores (principalement sélectionnés de FLORICA - bulletin et revue trimestriels conduits de 1983 à 1993) surgit la mention du «Cahier du Jour», édité dans la collection   Florica,   fin  1989, et  salué  tout  de même par des personnalités de quelques bords très différents –  tels Jean-Paul Alègre, alors Directeur du Théâtre du Fil d’Ariane qu’il avait fondé à Noisy-le-Grand – et Petre Roman, Premier Ministre de Roumanie. Et puis 1995 éclate sur la dissolution de l’association Florica et, donc, la disparition de sa revue ; mais aussi l’arrêt pour moi de toute création littéraire intentionnelle (je commis toutefois quelques pages volantes qui furent exploitées dès le Printemps 2006) car tel fut le temps de pénitence imposé à ma plume à tête chercheuse. La suite, je l’ai relatée sur Facebook et quelque part dans tel ou tel de mes denses e-books ; à savoir qu’une forte personnalité des USA réussit à me contacter – via l’AVLP de Lausanne  - par le mode de cette bonne vieille lettre postale véhiculée par les facteurs et jusqu’au 16 F de la rue des Pétignys à Chenove (Côte d’Or) où j’étais, pour quelques ans brefs, propriétaire d’un minuscule repaire quasi-sous les toits. Teresinka Pereira – telle était l’identité de l’intervenante à forts motifs de communication. Douze année après cette exhortation sans frontière, je retire de l’aventure la seule raison  voulue  par l’Autre Dimension ; à savoir, mon orientation vers la voie numérique pour ce qui était de l’édition et de la diffusion de mes futurs écrits. Teresinka ne m’avait-elle pas catégoriquement écrit : « Il y a longtemps que je ne fais plus imprimer de livres. Ouvre un site internet et tu auras des lecteurs ! » Douze années après cette confraternelle directive, je déclare vingt-trois e-books édités sur mon site allemand JimDo ; en précisant toutefois que c’est seulement en 2008 que je mis à exécution mon plan numérique et que, faut-il sempiternellement le préciser, je demeure d’une paresse intellectuelle endémique.

 

A quoi ressemblait ce « Cahier du Jour » ? A un journal avec des textes précédés de la date de leur rédaction, le tout d’un peu plus de cent pages. Il était clairsemé de quelques poésies et de photographies. Je l’avais intégralement conçu, de la saisie des textes à la reliure de l’ensemble. Ecole de bénédictin devant me valoir, un jour,  le confort des possibilités numériques. Ce grand jour de gloire est arrivé depuis plus d’un septennat et je règne, sans la moindre fibre d’une entrave, au plein centre de la toile qui m’enlève en un seul clic et me présente aux quatre coins du Monde francophone nouveau.

 

Et l’intention nouvelle de récidiver dans cette forme de publication atypique me visite périodiquement. J’envisage donc une récidive avec les formes ludiques de la magie du numérique : photographies, illustrations, dessins ; et l’adoucissement du cadre rédactionnel : plus de date en début de séquence mais à la fin, et un titre annonçant ladite séquence. Laissons de côté la pieuvre-poésie ; communément parlant : « merci mais j’ai déjà donné ! »Voici pour les aspects techniques.

 

Nouvelle année anticipée.

 

19 Décembre 2017. Mardi. Je l’ai décrété premier jour de mon Nouvel An. Premier jour d’un an symbolique – comme le premier dimanche de l’Avent (3 Décembre, cette année) pour   la   nouvelle  année  liturgique  de  l’Eglise catholique romaine. Or, également je produis ma liturgie, je suis parfois ma propre liturgie ; étincelle de Dieu mon âme est autonome. Importance de la spiritualité digne de ce nom tout au long de ce second « Cahier du Jour ». Mais haro sur le cul-bénisme et sur les intégrismes relevant des affections psychiatriques ! Je ne suis plus un gobe-mouches pieuses et, le cas échéant, je laisse mon âme éternuer dans les cénacles aux vents divers où elle a pu se fourvoyer et desquels, impénitente, elle s’enfuit sans regrets éternels. Et, ce matin à mon réveil du Mardi 19 Décembre 2017, mon œil lettré bien éclairci des visions hypothétiques de la nuit  tombe  en arrêt devant ce mot rénovant, adoubeur, exorciste de Friedrich Nietzsche : « Picotée par d’âpres bises pareilles à des vins mousseux, mon âme éternue – elle éternue et se dit à elle-même « A ta santé ! » (« Ainsi parlait Zarathoustra, 3ème partie, chapitre : « Le retour au pays »).

 

Idéologiquement – comme sur le plan de la spiritualité – ce deuxième tome du « Cahier du Jour » ne s’encombrera pas de bobards sapientiaux des gourous de l’heure, ni des tabous des meneurs de la danse au bal soporifique de la pensée unique. D’ailleurs je ne conteste plus, laissant le tout-venant vanner à son herbier. En cas d’allergie maligne ressentie aux contours d’un prédateur abrupte, je fuis sans mots perdre. Pour le téléphone, il existe le salvateur « rejet d’appel ». Pour les messageries, les antidotes : « courrier indésirable », « supprimer », « bloquer ! ».Et pour Facebook : « supprimer de la liste », « bloquer ! ». Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes paisibles, et je m’entends désormais avec tout un chacun, puisque doté de la faculté de ne pas le tolérer en cas de nuisance.

 

Chère Lectrice et cher Lecteur, je n’ai point renié – ni ne renierai jamais – le livre en papier. Mais l’e-book m’occupera la plume informatique tant que le jour à ma porte le réclamera. Cette assertion introduit l’une de mes nouvelles inclinations depuis 1990 : m’en remettre absolument aux signes du jour, par quel qu’intermédiaire qu’ils puissent me tancer. N’y point répondre m’a toujours retardé dans mes évolutions. Alors, le sommaire de ce deuxième « Cahier du Jour »  est  aux  mains  du quotidien qui le tracera !

 

 

L’âme a ses mots à dire – et ses investigations à suivre.

 

Le mot « âme » s’étant produit plusieurs fois ci-dessus, il me revient à répondre à la question : « Quelles nouvelles depuis 1990 dans le domaine spirituel ? » Elles-aussi  furent atypiques et sans préavis, ces années mouvantes de l’âme ! Octobre 1994 à Mai 1995, je fréquente le milieu quotidien d’un Franc-Maçon des Hauts Grades (au-delà du 30° du rite égyptien), rencontrant souvent un autre Frère de même influence. Tous deux ont également la consécration de l’évêque, ce qui me vaut l’ordination au diaconat de l’Eglise gallicane. Précisons que ces deux Frères justifient d’une succession apostolique remontant à Saint Pierre, laquelle demeure imprimée sur document consultable par qui en fait la demande. Tout cela,  est donc parfaitement valide, mais reconnu illicite par les autres Eglises – basse  question  de querelle    de   boutiquiers.   J’ai   rencontré   par ailleurs Monseigneur Dominique Philippe – primat de l’Eglise gallicane- officiant à Sainte-Rita  (Paris XV°). Je garde de cette paroisse un souvenir d’un après-midi médiatique : messe concélébrée par plusieurs évêques d’Eglises alternatives. Ce fut en fin d’après-midi du premier Dimanche d’Octobre 1994. Et lors du vin d’honneur succédant à cette liturgie, je rencontrai, trinquai et conversai quelque peu avec l’actrice Michèle Mercier (ex-Marquise des anges).

 

Année universitaire 1996-1997, je me vois séminariste au Séminaire international Saint-Jean-Marie-Vianney d’Ars-sur-Formans (chez le Curé d’Ars)…Année de propédeutique. J’y suis envoyé par le diocèse de Dijon. Etudes écourtées pour raisons de santé. Je ne vis rien du troisième trimestre, retrouvai Dijon – quotidien plutôt érémitique sans extraversion – avant de plonger dans un apostolat salarié de stakanoviste à plein-temps (bien au-delà de la semaine des 35 heures) comme  Intendant  (avisé  tel celui de l’Evangile) de la résidence étudiante « le Clos-Morlot » (113 studios), rue du Docteur Jean-Baptiste Morlot. Pour plus de détails, voir   site danois : "Communiqué" www.albert-marie.be

 

Eté 2009. Rencontre avec l’Islam par le biais d’une collaboratrice remarquée et visiblement mandatée par le Dieu Tout Miséricordieux. Voir « Lettre à Hayat » in « Cœur sans Frontière » dont le tiré à part figure au sommaire du site danois référencé plus haut. Un Vendredi de début Février 2012 ; alors que je me trouve en conversation avec l’imam de la Mosquée El Kheir de Dijon, je suis convié à la participation de la troisième prière canonique de la journée : « Salâtu-l’-as »r (office de l’après-midi, quand le soleil est à peu près à mi-course).

 

13 Novembre 2012 au 13 Novembre 2013, je suis sacristain suppléant de l’église Notre-Dame de Dijon (l’église la plus fréquentée de la ville puisque située au plein centre). Je me retrouve aussi responsable du chapelet quotidien (Lundi au Samedi) et en assure  la  méditation une, deux ou trois fois dans la semaine. Et c’est alors qu’une fin d’après-midi d’Octobre 1913, je rencontre Nadejda Vassilieva, reporter journaliste à la Voix de la Russie de Moscou, accompagnée de son époux Alexandre. Elle vient pour interviewer le curé de la paroisse, à l’occasion du cinquième centenaire de la statue de Notre-Dame de Bon-Espoir conservée par cette église.

 

Le 15 Novembre 2013 je quitte Dijon pour une petite ville sereine de Côte d’Or, à la campagne et en bords de Saône. Initiant, donc, une vie érémitique extravertie plus particulièrement consacrée à la mise en ordre de mes papiers. 

 

 

Bilan de ces vingt-sept ans :

 

 

-importance salvatrice de m’en remettre à Dieu pour ce qui doit m’arriver  puisque devant convenir à mon évolution ;

-nécessité de la mobilité. Nous vivons dans le bouillonnement du  Monde Nouveau exigeant de nous que nous agissions continuellement ;

-rien n’est jamais acquis et tout change ou se modifie. Pas de sclérose, de chauvinisme, de critères séniles, de « On a toujours fait comme çà ! » ;

-prise en compte de toutes les prophéties crédibles de tous les siècles (à commencer par celles de la Reine du Ciel – la Très Sainte Vierge Marie) ;

-bannissement du racisme sous tous ses masques de laideur ;

-respect du Décalogue – ou « les Dix Paroles » selon la traduction littérale d’André Chouraqui ;

-reconnaissance du fait irrévocable qu’il n’est qu’un seul Dieu et que les guerres de religion relèvent des affections psychiatrique mortelles et criminelles ;

-nous atteler à la construction de notre Temple intérieur. Les églises, les mosquées, les synagogues et les temples peuvent un jour être fermés ou détruits. Souvenons-nous de  ces paroles de Jésus (Mathieu VI, 6) : « Quand tu veux prier, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père dans le secret, et ton Père, qui  voit  dans  le secret, te  le  revaudra ». Mon admonestation sur ce chapitre peut être stigmatisée par ce quatrain :

 

Bâtissons le Temple intérieur

Au lieu de la geôle extérieure !

Dieu sur la terre est en prison,

Séquestré par les religions.

 

 

Et les prophéties ?

 

Début 1995 je commençai à découvrir, petit à petit, la plupart des prophéties de tous bords – et de tous les siècles écoulés- concernant le futur possible de la France, de l’Eglise catholique romaine et de certains autres pays du Monde . Or, il se trouva que Celle qui faisait de plus en plus parler d’Elle dans ce domaine n’était autre que… la Reine des Prophètes : la Très Sainte Vierge Marie ! Il y avait eu, dès le tout début des années 1980, Medjugorje (Bosnie-Herzégovine) et L’Escorial (Espagne) des apparitions médiatisées avec délivrance de messages eschatologiques à révéler au Monde à certaines dates  d’un proche avenir… »Encore des histoires de curé ! » peuvent éructer les libres penseurs de caniveau ; mais avec de moins en moins de pertinence depuis le 19 Septembre 1846, puisque le Message de La Salette – en fait un véritable discours – débutait par ces mots décapants de la Très Sainte Vierge Marie : « …Les prêtres, ministres de mon Fils, les prêtres par leur mauvaise vie, par leur irrévérence et leur impiété à célébrer les saints mystères, par l’amour de l’argent, l’amour de l’honneur et des plaisirs, les prêtres sont devenus des cloaques d’impureté… » Plus de doute possible : ces apparitions ne sont plus des histoires inventées par les curés ! A Fatima, la Vierge Marie, en 1917, avait annoncé la fin prochaine de la guerre de 14-18 et la venue de celle de 39-45. Aussi me bornerai-je à citer – toujours extraites de son Discours de La Salette – les prophéties qui se sont réalisées depuis le 19 Septembre 1846.

«Les chefs, les conducteurs du peuple de Dieu ont négligé la prière et la pénitence, et le démon a obscurci leurs intelligences ; ils sont devenus ces étoiles errantes que le vieux diable traînera avec sa queue pour les faire périr. Dieu permettra     au   vieux   serpent  de   mettre   des divisions parmi les régnants, dans toutes les sociétés et dans toutes les familles ; on souffrira des peines physiques et morales ; Dieu abandonnera les hommes à eux-mêmes, et enverra des châtiments qui se succèderont pendant plus de trente-cinq ans. (…/… ) « La sainte foi de Dieu étant oubliée, chaque individu voudra se guider par lui-même et être supérieur à ses semblables. On abolira les pouvoirs civils et ecclésiastiques, tout ordre et toute justice seront foulés aux pieds ; on ne verra qu’homicides, haine, jalousie, mensonges et discorde, sans amour pour la patrie ni pour la famille. (…/… ) Les gouvernants civils auront tous un même dessein qui sera d’abolir et de faire disparaître tout principe religieux, pour faire place au matérialisme, à l’athéisme, au spiritisme et à toutes sortes de vices. »

Les prophéties –selon les termes de la Très sainte Vierge Marie – étant conditionnelles, c’est-à-dire pouvant se réaliser, être adoucies ou carrément supprimées, selon l’attitude (la conversion) des hommes qui les reçoivent – il nous paraît plus réaliste de ne mettre au jour dans ces présentes lignes  que   celles   qui  se  sont  réalisées… Une précision pourtant sur les événements à venir – toujours annoncés dans ce Discours de La Salette – elles se révèlent dramatiques à l’échelle mondiale. Au bout de Vingt-deux années d’étude des prophéties, j’ai découvert une hallucinante corrélation entre Nostredame et Notre-Dame ; entre les prophéties de Michel de Nostredame (alias Nostradamus) et celles de la Très Sainte Vierge Marie… Caveatis ! Caveatis ! (du latin : prenez garde ! Prenez garde). Et je songe à ces associations internationalistes de poètes formatés m’ayant contacté en 2006 pour m’affilier, quasiment d’office, à leurs officines aux bottes des sbires du nouvel ordre mondialiste, et mus par des mobiles dénoncés plus haut dans les prophéties de La Salette, à base d’humanisme christianophobe.

 

 

Nouvelle donne pour un tome 2 de ce Cahier du Jour.

 

Le premier tome de ce Cahier du Jour  emboîtait une démarche journalistique  souvent caustique et faisait feu de tout travers au goût du jour ; raison pour laquelle je reproduis ci-après quelques écrits de cette époque, parus dans la revue Floirca. Le social, fustigé, astiquait le tranchant des tours de ma plume assassine. Mais désormais les mets sur table numérique, de ce tome 2, n’oublieront point le sel du Ciel dont ils sont mijotés. Qui veut faire l’ange fait la bête, mais qui n’est que bête fait fuir l’ange ! D’où l’urgence vitale de l’équilibre âme et corps.

 

Extrait de CAHIEDR DU JOUR (Tome 2)

200 pages dont 26 d’illustrations et de photographies.

www.nicolas-sylvain.jimdo.com

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Etang du Milieu (Samerey, Côte d'Or).