AUTOPORTRAIT

Lundi 6 Août 2018 - Place Granvelle à Besançon, au bas du monument à Victor Hugo. (Crédit photo : Marie-Hélène Lorentz).
Dijon, Port du Canal.

 

AUTOPORTRAIT.

 

Pas lu, pas pris ! Un écrivain est présumé innocent tant qu’il n’a pas été reconnu coupable par la lecture. Il m’est arrivé, dans ma ville natale voici vingt-cinq ans, d’être condamné à la démolition par un vieux confrère journaliste en décrépitude généralisée. « Ce Nicolas Sylvain, il faut le démolir ! ». Aujourd’hui, après lui avoir rendu un hommage réel au travers de la litière de l’un de mes écrits, il m’arrive de prier pour l’évolution de son âme dans l’autre-Dimension. Cela confessé pour sous-entendre, chère lectrice et cher lecteur, que je me suis remis d’une condamnation à mort à l’échelle cantonalo-du cru.  J’aurais paru devant le tribunal de Grande Jactance en bonnet difforme, pour je ne sais quel abus d’écritoire, j’aurais brandi la circonstance atténuante massue arguant vif que je n’ai jamais rien demandé à la littérature – à l’écriture littéraire. J’étais un lecteur moyen, plutôt cyclothymique. Je devenais la victime, avec la prose.  Mais après avoir délaissé Charybde, je m’écrasais contre Scylla en me toquant de la poésie….dont je n’avais quasiment rien lu, sauf aux écoles primaires et secondaires. Et tout cela par la faute du camarade Louis Aragon. C’était d’ailleurs à l’époque – 1979- où je recevais tous les jours pendant un mois l’Humanité, adressée par un instituteur me faisant suivre son abonnement durant ses vacances. Lequel ami de l’époque avait eu l’idée karmique de me prêter le Roman inachevé de celui que je tiens pour le plus grand poète français de tous les temps. Accusé, victime, héritier finalement ; je ne me plains désormais plus de la geôle de l’écriture littéraire qui est devenue mon domicile fixe depuis quatre décennies. Certes, j’ai souvent vagabondé, jurant de ne plus jamais écrire. Serment d’ivrogne que ce renoncement – et même depuis deux septennats que je ne bois plus que de l’eau et d’autres liquides certifiée sans alcool. « Sylvain » je me baptisai en 1977, « Sylvain » je me persiste et signe en 2017. Aussi, dois-je - illico presto, recto tono,  sotto voce et in petto - vous présenter, ou me représenter à vous, par le biais d’un autoportrait brossé moi-même, selon le pléonasme bien couru.  Pour ce faire, j’ai retenu quatre couleurs de ma personnalité : la Nature, Les Lettres, la Musique, la Femme et l’Internationalisme (ces deux derniers  centres d’intérêt se trouvant mariés depuis les origines de mes relations féminines).

Kidnappé en 1979 par la Poésie, c’est maintenant le tour d’Internet de me propulser hors des frontières européennes francophones ; sans que je me donne d’autre labeur que celui d’entretenir mes deux sites littéraires… O ! Teresinka (Pereira) quelle prédiction ne m’as-tu pas faite au Printemps 2006 : « Ouvre un site internet et tu auras des lecteurs ! ». Mais le triomphe qui me fait jubiler en toile de fond, c’est bien d’offrir des pages à mes lecteurs sans que cela leur coûte le moindre centime d’Euro !

 Lundi 25 Septembre 2017.

 

QUELQUES NĖNUPHARS…

 

Je me trouve en forêt du Pochon (484 hectares), « ma forêt » de l’ONF, district de Losne en Côte d’Or. Au bout de la route de l’Homme-mort. En allant sur l’étang de l’Aillon. Je suis à la croisée de quatre directions et de quatre choix : revenir sur mes pas vers l’autoroute A36 et le chemin de retour ; tourner à gauche et partir sur l’ étang du Potet (curieusement rebaptisé ces dernières années sur les cartes « Etang Portier ») et le cœur de la forêt ;  tourner à droite et rejoindre l’A36 et les chemins menant sur Abergement-la-Ronce dans le Jura ; ou bien aller tout droit : étang de l’Aillon, Maison-Dieu ou Saint-Symphorien-sur-Saône. Je décide d’aller tout droit après avoir rejoint mon VTT.

Et je suis maintenant au bord de la Saône, sur un talus de pierres taillées, descendant vers l’eau, et très incliné, près de Saint-Symphorien dont les maisons aux toits de tuiles rouge passé, et même un peu noirci, sont tout derrière moi sur la gauche. Le vent souffle et l’eau passe, rapide, en vaguelettes d’un bleu marron très moiré.  Beaucoup  de  nénuphars  délavés  et fripés, avec toutefois leurs gros yeux jaunes de fleurs ballotés par les mouvements de l’eau. Des voix, portées  à la surface, me parviennent de la berge d’en face. Des voix de pêcheurs, sur fond de champs de maïs, de bosquets bas et d’arbres solitaires espacés. A quelques toises de moi et sur la gauche, deux traditionnelles barques vertes, en bois, immobilisées contre un piquet. Beaucoup de nuages neigeux, adamantins, de tous les modèles, de tous les desseins, clairsemés ou bien tassés en plages.

Au loin du chemin de halage, blanc mat et poussiéreux, quelques tentes et autres caravanes. Parfois une inévitable voiture immatriculée d’ailleurs. Quelques bateaux de plaisance pilotés par des touristes étrangers et multicolores.

Deux buses et deux autres oiseaux que je ne connais pas se partagent le ciel et le dessus de l’eau.

Je voudrais être un canard blanc ballotté sur les vaguelettes moirées de bleu bruni, pour savoir comment  me  parviendraient, du  milieu  de  la Saône, les douze coups de l’Angélus semés du clocher de Saint-Symphorien ; tout comme la sirène de cette usine de Saint-Jean-de-Losne. Avec le vent très impulsif, les sons de cloches m’arrivent sous forme de couches de musique ondulante. Je les trouve tièdes et lents à se résorber.

La Saône sent à la fois les moissons, les foins et le poisson.

Soudain, irruption de bateaux de plaisance : quatre sur la droite et un sur la gauche. Coques bleues et cabines  blanches. Le solitaire, lui, a sa coque noire et le nez retroussé banc.

Ces vacanciers sur l’eau nous changent un peu du sang coagulé des autoroutes…

N’est-ce pas, les vaches ? Car de l’autre côté du chemin de halage, et dans un pré, sept vaches sont groupées en rond. Couleur café-au-lait très pâle, elles sont couchées, sauf une qui doit être de garde. Je les observe, elles me regardent. On s’est compris. Le vent, associé à nos convictions, m’envoie sans crier gare un ballot d’odeurs bovines épicées bien senties.

Finalement, pas le temps pour moi de méditer aujourd’hui ! Je suis décidément un contemplatif de la nature,   bien  Taureau   par   mon  signe   astral,   bien Scorpion par mon ascendant qui me porte à fouiller dans tout ce qui cherche à se cacher.

Le taureau communique avec les vaches ; le scorpion envie les profondeurs cachées de la Saône, que dissimulent, par endroits, quelques occultes nénuphars.

15 Juin 1992

 Extrait de "LES ARBRES HORS DU TEMPS" www.nicolas-sylvain.jimdo.com

"LES MOTS BLEUS" - Librairie-Papéterie-Livres anciens, rue Ronchaux, Besançon (Doubs).

 

LETTRE À MES LECTRICES ET À MES LECTEURS.

 

 

Je vous écris cette lettre  depuis ce que que j’ai nommé, en 1996, mon « Petit Paradis » - les environs, sur monts, au-dessus de la ville de Poligny (Jura) dans lesquels j’aime périodiquement à vivre   en exil sabbatique pour quelques jours, une semaine, quelques mois . De 1996 à 1999, j’avais coutume d’y passer une petite semaine, principalement à l’Hôtel de Paris de la rue Travot, mais aussi une fois pour Noël au Nouvel Hôtel qui a fermé depuis. De ces quatre séjours est née une petite publication agrémentée de photos : « Mater castissima » épuisée pour ce qui est de sa version papier. Mais pourquoi les environs immédiats de cette petite ville au bas du Premier plateau de la Petite Montagne jurassienne ont-ils fini par m’envoûter ? Déjà pour le souvenir des  années de 6ème et 5ème classiques passées au Petit Séminaire Notre-Dame de Vaux-sur-Poligny, aujourd’hui rebaptisé « Prieuré Notre-Dame de  Vaux »  mais  désaffecté, à  la grande  désolation de  l’évêché  de  Saint-Claude  recherchant  un  acquéreur aisé. Je suis  des nombreux anciens – les Vauxriens – regrettant à juste titre un certain âge d’or de l’enseignement catholique de tradition de ce haut-lieu.  Puis d’autres pages de ma vie furent imprimées, avec des encres et des phrases et phases inégales, avec des hauts et des bas.  Jusqu’en septembre 1987 ou un soir, avant de m’endormir, une brassée de souvenirs de Vaux me submergea tellement que je crus rêver. Pourtant, bien éveillé, je me voyais devant la chapelle, le matin d’un dimanche de printemps très ensoleillé, parmi des camarades. Une fraction de seconde je perçus  même  comme   des   sons   et   des  odeurs  de  cette  époque  et de ce lieu… Encore d’autres pages d’années tournèrent dans la grisaille, jusqu’à ce dimanche 21 octobre 1991, où par un concours de circonstances absolument pas prémédité, je me retrouvai, en compagnie de mon amie de l’époque, à la collégiale Saint-Hippolyte de Poligny ou   le   maître   Michel Chapuis    donnait    un   récital   couronnant   la   dernière restauration    de    l’orgue    cisélé   en  1859  par  Aristide  Cavaillé-Coll… Encore d’autres pages tournées sans grande saveur jusqu’à, donc, les années 1996 à 1999. Et puis, comme un grand silence artistique et spirituel de plus de onze années…Le plongeon dans la vie du monde et de la frénésie laborieuse et robotique avec, toutefois, l’avertissement jeté par le malaise cardiaque du mercredi 25 avril 2004. Jusqu’à la révolution de juin 2010 où je décide une première cassure nette de deux semaines et deux mois pour, entre autres bonnes résolutions, venir m’installer partiellement à Poligny, en arrêtant de m’y réfugier toutes les fins de semaine et autres jours fériés ou chômés pour diverses  raisons péremptoires. Mon intution, toutefois, me dictait que cette parenthèse ne pouvait être que provisoire et ne serait qu’une gare de triage, un bassin de décantation ainsi qu’un enterrement de première classe du passé négatif ; préludes à d’autres partances. A l’heure à laquelle je vous écris, ce 7 janvier 2012, je poursuis le passage au crible de tout ce à quoi je puis encore tenir et tout ce que je dois brûler pour toujours ; aidé en cela par les signes au quotidien qui se multiplient, principalement en me barrant des chemins dont j’avais envisagé l’exploration. Idem pour tous ces gens auxquels je vouais une prime dévotion et qui, par leur silence, leur mépris, voire leurs médisances et leurs injures, me rendent un service inestimable en me portant à faucher plus radicalement tout ce qui maintient, comme sous perfusion, un passé sclérosant, l’hypocrisie avec pignon sur rue, la notabilité usurpée, la culture et la religion de mort.  Me reste donc encore à paufiner la rupture en tranchant, vidé de toute nostalgie de ce passé morbide, les quelques liens me rabaissant toujours à cette longue existence hésitante et sans évolution notoire. Pour justifier mon attitude de désapprobation comme de rejet d’une tranche très artificielle de ma vie, c’est largement que je vous citerai le chapitre d’un livre dont je fais la publicité en mentionnant le prix, du reste modique :

 

« Ecoutez l’hémisphère droit de votre cerveau

 

Il y a une présence invisible et intuitive qui ne vous quitte jamais. J’imagine cette présence comme une petite créature frondeuse, assise sur votre épaule droite, qui vous rappelle à l’ordre lorsque vous avez perdu de vue votre but. Cette petite créature est votre propre mort, qui vous pousse à réaliser ce pourquoi vous êtes venu sur  cette  terre, parce  que  vous  n’avez  qu’un  certain nombre de jours pour y arriveret ensuite votre corps quittera cette vie. Votre compagnon invisible vous talonnera lorsque vous passerez encore une journée à faire ce que quelqu’un d’autre a dicté, si cela ne fait pas partie de votre passion dans la vie.

Vous saurez probablement toujours si vous êtes en train de dévier de votre route, à cause de votre sentiment de frustration. Il se peut que cela ne vous fasse pas agir pourtant, parce que l’hémisphère gauche de votre cerveau n’aura pas assez de courage pour faire ce que lui commande l’hémisphère droit, qui sait, lui, quel est votre désir.

Votre voix intérieure intuitive vous exhorte constamment à jouer cette musique que vous entendez afin que vous ne mouriez pas sans l’avoir jouée. Mais l’hémisphère gauche de votre cerveau dit ‘ Minute. Attention, ne prends pas de risques, tu pourrais échouer, tu pourrais décevoir tous ceux qui ont une autre façon de voir ce que tu devrais faire. ‘ Alors, votre compagnon invisible (votre mort) parle encore plus fort. Et de plus en plus fort, pour essayer de vous faire poursuivre votre rêve.

Si vous écoutez exclusivement l’hémisphère gauche de votre cerveau, vous finirez par devenir un simulateur, ou pire encore, un de ces banlieusards qui fait un long trajet journalier entre sa résidence et son lieu de travail – vous vous lèverez tous les matins pour vous joindre au troupeau, vous irez faire ce travail qui vous permet de rapporter de l’argent et de payer les factures ; et vous vous lèverez le lendemain et vous referez également tout ça encore une fois, comme le dit une chanson bien connue. Entretemps, votre musique intérieure   faiblit  de  plus  en  plus   jusqu’à   devenir   inaudible. Mais  votre  compagnon  constant et invisible entend toujours cette musique et continue à vous taper sur l’épaule.

Les tentatives  qu’il fait  pour attirer votre attention peuvent prendre la forme d’un ulcère, ou d’un incendie pour détruire votre résistance, ou bien vous serez renvoyé d’un emploi qui vous étouffe, ou encore un accident vous mettra sur les genoux. En règle générale, ces accidents, ces  maladies,  et  toutes  ces  formes de malchance finiront par attirer votre attention, mais pas toujours. Certaines personnes finissent comme Ivan Ilyich, ce personnage de Tostoï, qui s’angoissait sur son lit de mort, et disait : « Et si toute ma vie avait été une erreur ? » Je dois dire qu’il s’agit là d’une scène épouvantable.

Vous n’êtes pas obligé de choisir ce destin. Ecoutez votre compagnon invisible, exprimer la musique que vous entendez, et ignorez ce que tout le monde autour de vous pense que vous devriez faire. Comme l’a dit Henry David Thoreau : « Si un homme ne peut pas emboîter le pas à ses compagnons, c’est peut-être parce qu’il entend un joueur de tambour différent. Laissez-le marcher au pas de la musique qu’il entend, qu’elle soit lente ou lointaine. »

Soyez prêt à accepter que les autres vous perçoivent même comme un traître s’il le faut, pourvu que vous ne trahissiez pas votre propre musique intérieure, votre but. Ecoutez votre musique, et faites ce que vous savez que vous devez faire pour vous sentir bien dans votre peau, pour ressentir la plénitude et pour sentir que vous réalisez votre destin. Vous ne serez jamais en paix si vous ne jouez pas cette musique pour exprimer qui vous êtes. Faites savoir au monde pour quelle raison vous êtes ici, et faites-le avec passion. »

Dr Wayn W. Dyer – Les Dix Secrets du Succès et de la Paix intérieure – J’ai Lu Aventure Secrète n° 7380. 151 pages – 3,70 €

 

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Je vous écris cette lettre, mais je ne suis pas un écrivain ; déjà pour la raison viscérale que je suis allergique aux étiquettes, et parce que j’ai choisi le terme « auteur » (nonobstant le fait que je mesure 1,83 m.) Simenon était un écrivain, un grand même un immense écrivain.  La vérité, Chère amie, cher lecteur, est que  l’édition  a  toujours  prévalu pour moi  sur  l’écriture. Et  durant  l’époque où  je     m’adonnais     à     l’édition     associative,     Pierre Seghers m’avait confié que j’avais l’étoffe d’un grand éditeur. Mais voici : chacun sait que l’édition est vraiment la porte étroite – cent fois plus maintenant qu’en 1980 car internet a donné  naissance  au  livre numérique (e-book).  La   littérature  étant pour moi un moyen de – vraie – communication, j’entends ne pas la mettre qu’à mon service mais au vôtre. Aussi vais-je m’employer désormais à largement vous communiquer des informations pour la vie et pour l’âme – pour votre vie et pour votre âme. Ainsi serai-je enclin à  citer des ouvrages dont je ferai  la publicité, puisque indiquant les coordonnées et les prix auxquels on peut se les procurer.  Vraiment, j’aime ce terme « auteur » ; on peut être l’auteur d’un roman, mais aussi d’une bande dessinée, comme d’une recette de cuisine, d’une bonne blague ou d’un cannular. Je préfère donc ce mot : auteur. Enfin, premier fidèle du CAMN – Cercle des Architectes du Monde Nouveau – je ne vends plus aucun de mes livres. Ce présent «Amour alchimiste-no comment! » est lisible gratuitement sur mon site allemand : www.nicolas-sylvain.jimdo.com idem pour  « Cœur sans Frontière » Quant à « Mater castissima » elle sera prochainement revue, augmentée, en version numérique – mais tous les exemplaires restant de la seconde édition papier ont été par moi offerts aux maisons de la Presse de Poligny, à l’Office du Tourisme, aux Monastères des Clarisses et des Sœurs du Saint-Esprit, à la Librairie polinoise, ou bien déposés sur la table d’information des églises de Poligny, Barretaine et Chamole.

Bien qu’il soit hors de question de m’étaler quant à ma personne et de me complaire dans le nombrilisme,  il me faut toutefois répondre aux maintes questions et réflexions qui m’ont été faites ces derniers mois : « vous n’êtes pas comme les autres », « vous ne faites pas comme les autres » , « mais enfin : qui êtes-vous ? ». D’ailleurs, chère Amie et cher Lecteur, je vous exhorte à vous poser la question pour vous-mêmes, tant il est indispensable d’apprendre à se connaître pour se conduire à l’aise dans la jungle de la vie quotidienne. Comment  suis-je ? : énigmatique. Qui suis-je ? : un ermite extraverti…  Ermite parce que je me complais dans le silence, la réflexion, la méditation, la contemplation, la prière, la lecture ; je me suffi à moi-même car je vis sous la présence  du Divin. Extraverti car je fais savoir que je suis disponible pour l’écoute. Je suis donc un ermite qui ne vous téléphonera pas, qui ne vous écrira pas, qui  n’ira  pas  sonner  à  votre  porte,  mais  un  communicatif  qui  répondra  lorsque  vous  lui téléphonorez, ou  lui  écrirez  ou  frapperez à sa porte. Cette présentation étant générale, je vous apporte quelques précisions découlant d’une étude numérologique qui m’est parvenue tantôt. La numérologie n’est pas une diablerie mais découle de force observations comparatives.

 

Nombre intime : 3

 

Je sais communiquer et charmer mon entourage. Intelligence, agilité mentale et légendaire sens de l’adaptation. J’ai besoin de m’exprimer. Mentalité d’artiste et curieux de tout. Certain peuvent penser que je suis un adolescent qui n’a pas grandi, ce qui me flatte en expliquant mon enthouiasme qui ne s’altère  pas  le  long du chemin du temps. J’ai  de  nombreuses relations et de nombreux amis, le plus souvent cachés, tant il m’est facile de nouer des contacts. L’on peu toutefois me juger superficiel dans certaine relations. J’aime les voyages et que les choses bougent. Ce qui ne m’empêche pas de stagner longtemps pour préparer une fuite décisive ou bien une évoltution – voire une révolution. Mon côté artiste ne m’empêche pas d’attacher de l’importantce à ma position sociale et à celle des autres.

 

Nombre d’expression : 7

 

Je recherche à l’intérieur de moi-même les ressources pour m’exprimer. Je ne me complets pas dans les apparats et les mondanités. Je leur préfère la méditation et l’isolement pour mieux réfléchir – une des raisons pour lesquelles j’estime ne m’ennuyer jamais.  J’ai  toujours  besoin  de  recul  pour  être parfaitement en phase avec le monde. L’on me conseille également d’opter pour un travail à domicile – l’une des raisons pour lesquelles j’ai fondé le Scribe de Grimont, c’est une toile de fond, elle deviendra opérationnelle le moment  voulu, ou sera délaissée pour une autre voie plus médiatique.  Je  ne  suis  pas  un mouton de Panurge et répugne à suivre la masse ; d’où la création et l’emploi que je fais des mots tels que « zombis touffus », « morts-vivants », « dindes enrubannées » et « peigne-cul à plancher bas »…Sans parler de la « robotique » visant la « communication » procédurière de ceraines entreprises irréalistes, ringardes et staliniennes. J’aime exploiter de nouvelles voies, de nouveaux horizons. Pas vraiment  démonstratif  en  amour  –  sauf  pour  les  câlins  –  je préfère la complicité à l’amour fou et passionnel.

 

Nombre de vie : 5

 

Le chemin de la liberté tous asimuts. Voyages ou nombreux déménagements, rencontres, sensations fortes, aventures, d’où certaines difficultés à m’attacher à quelque chose ou a quelqu’un. Vie placée sous le signe de l’inattendu, du hasard (qui n’existe pas puisque signe du Divin), des transformations subites ; et ce, dans tous les domaines. Peut-être est-ce mon ascendant astral au Scorpion qui me fait manier la grande faux (le mourir pour renaître) ?

 

Lors, donc, Chère Amie et Cher Lecteur : vive la (vraie) Communication et sus aux chacals vampires de toutes les libertés légitimes et du devoir que nous avons de nous réaliser pleinement !

 Poligny (Jura) 7Janvier 2012.

 

Extrait de « L’AMOUR ALCHIMISTE » www.nicolas-sylvain.jimdo.com

Orgue Bénigne Boillot de Saint-Jean-de-Losne (Côte d'Or)

»… Le profane ne peut imaginer ce que ressent l’organiste qui joue, seul, dans la pénombre humide d’une grande église, d’une cathédrale. Déjà, pour venir, il s’est soustrait à la rue, bruyante et polluée, afin de monter posément un escalier en colimaçon, aux marches séculaires, fréquemment inégales, usées, polies, patinées par des millions de pas depuis des siècles. Cela, dans la pénombre ou bien guidé seulement par un éclairage vétuste, chaotique ou, tout du moins, toujours réduit à sa plus simple clarté. Et puis des odeurs très inhabituelles de pierre humide nimbées parfois de celles des cierges éteints et de l’encens refroidi. Et dans le silence, et dans le silence, et dans un silence qui paraît ne point se rencontrer dans la vie du monde quotidien ; un silence que l’on ne peut trouver   au-delà   de   ces   murailles   si  épaisses.   La notion de temps  terrestre n’existe plus. Quand l’organiste a fini de jouer, pour son plaisir ou pour son étude, et que les soufflets viennent d’expirer dans un dernier  craquement sec de bois historique, c’est comme s’il se réveillait. J’ai senti, littéralement, les heures ayant défilé d’un seul coup à la tribune d’un orgue. Et que dire de tous ces milliers de personnages de toutes les tailles  – les tuyaux – de bois, d’étain allié au plomb ? En pénétrant à l’intérieur d’un orgue on entre dans une inattendue forêt ; une forêt de sifflets gris mat, métalliques brillants ; bruns ou marrons de bois. Un monastère de petits personnages titrés à quatre épingles, dociles, très sages, groupés comme dans un régiment au garde-à-vous qui, au moindre couloir d’air arrivant sous leur pied, vont chanter plus ou moins longtemps leur unique note. Soldats de plomb, marionnettes, roseaux, jeunes  pousses,  colonnes  métalliques  et brillantes  de  la  montre  (les  tuyaux  en  façade  du  buffet  d’orgue)  ;  géants  de  32  pieds  tapissant le fond de l’instrument ; ce sont des milliers   de   vies   sonores  immuables auxquelles il ne manque plus que les yeux… »

 

« Lettre à Marie » extraite de « PERTINENCES » www.nicolas-sylvain.jimdo.com

Dijon, 21 Mars 2014.

 

NON, JE N’AI PAS CHANGĖ…

 

Le plaisir littéraire le plus gourmand pour moi est de tresser des publications en mêlant inédits et pages composées voici dix, vingt ou trente ans. Je constate en premier lieu qu’il existe toujours la même unité dans la qualité de l’écriture – citation extraite des critiques reçues. Secondement, je me retrouve toujours d’accord avec les idées avancées, avec d’autant plus de satisfaction qu’elles se sont avérées au fur et à mesure de l’avancée sur ma ligne du Temps. Par ailleurs, des pages écrites en 1977 sont toujours publiables à l’heure où je passe à l’édition numérique. Je me retrouve indémodable ! Quant à ma façon de concevoir l’écriture littéraire : non, je n’ai pas changé !

Pour ce qui est des activités professionnelles, je garde toujours un œil baladeur sur les opportunités qui peuvent  se  présenter. Tout en riant fort aux souvenirs des critiques des morts-vivants durant les années 70, scandalisés par qui changeait fréquemment d’emploi – qui, donc, était déclaré « instable » par le voisinage. Trente années plus loin, ces mêmes zombis coulés en série se retrouvent ballotés par la crise de l’emploi et condamnés au nomadisme professionnel… Et moi, j’alignais tout récemment douze années de présence dans la même occupation salariale, jusqu’à ma décision de m’en aller voir ailleurs afin de préparer  sous cape la prochaine étape ; alors que bien des conscrits ont déjà reçu plusieurs fois l’échelle sociale sur le dos. Je scandalise toujours les moutons : non, je n’ai pas changé !

Quant à ceux qui se sont mariés parce qu’ils étaient en âge de l’être… Quelle hécatombe : des divorces, des remariages, de nouveaux divorces, des « familles recomposées », des patrimoines écartelés, des enfants malheureux ! Et moi je vais assurant que je ne me marierai que sur le tard ; que l’homme ne connait pas la ménopause  et – circonstance aggravante – je tresse des pages tendres et roses pour des muses toutes plus jolies les unes que les autres et comptant jusqu’à près de quarante années de moins que moi ! Mon cœur est toujours neuf : non, je n’ai pas changé !

Pour la musique, là encore j’y reviendrai, je la reprendrai  par  là  où  elle  m’a  prématurément  quitté lorsque j’avais quinze ans : à la composition. Mais je ne me compromettrai  plus entre les tuyaux crochus des grandes orgues des églises. Je ne m’engagerai de nouveau dans ces lieux ambigus que lorsque  je rencontrerai une organiste jeune, pour me faire oublier tous les dégoûtants rats visqueux atteints de la maladie de la pédale qui ont gangréné ma jeunesse musicale. Au feu de l’enfer toutes ces orgues de Sodome et Gomorrhe ! Je prône l’orgue numérique, cet orgue propre, cet orgue de la liberté, cet orgue démocratique que l’on peut inviter dans son salon, au loin de toutes les prostitutions ecclésiales et autres cochonneries d’une certaine gente masculine organiste orgasmatique ! Dies irae pour les rats d’égout d’églises ! Dies irae pour ma jeunesse musicale salie, pourrie par ces vieux tritureurs du larigot ! Mais pour la musique dédiée au roi de instruments par un Jean-Sébastien Bach ou par un François Couperin : non, je n’ai pas changé !

Pour mes forêts, mes chères forêts qui m’inspirèrent mon premier pseudonyme « Nicolas Sylvain » ; je les retrouverai. J’irai, crayon et carnet à la main, les chanter sur leur terrain. Je m’y enfoncerai pour y passer quelques nuits d’ermite-prieur. Le Créateur, Dieu – ou quel que nom que nous puissions Lui donner – se rencontre le mieux au cœur de Sa création la plus silencieuse et la plus retirée. Là où l’on ne le prie vraiment qu’en respirant simplement. J’irai là où je puis m’arrêter le long du temps, sans plus me soucier des heures ; dans la neige et sous la lune – comme l’année de mes dix-sept ans – sur les traces des grands gibiers de l’hiver ; sous le ballet strident et vespéral des moustiques du mois d’Août ; entre les champignons jaunes à demi-dissimulés sous le brun craquelé des feuille de l’automne ; le long des coursières infranchissables qui semblent couver une eau noircie par quelque sorcière immortelle ; au milieu des ronces lascives et rapaces des mûriers tachant les doigts gourmands d’une encre violette et sucrée ; sous les hautes futaies – colonnes de cathédrale vertes et grises entrelacées des rayons d’or blanc du soleil ; sous les branchages émeraude et serrés des grands épicéas et des sapins de Vancouver ; au bord de cet étang de la lisière, avec ses cris inconnus de canards venus de nulle part  et  nageant  sans un bruit,  sans  un  mouvement sur une eau ésotérique dans le gris mat d’un dimanche après-midi pré-hivernal ; dans le brouillard forestier de velours mouillé des six heures du matin d’octobre avant le ronronnement rauque des tronçonneuses ; dans le vert acidulé de ce chemin pierreux de Mai, à direction d’un après-midi pour la quête incertaine des éphémères fraises des bois, ou du timide brin de muguet apeuré là où l’on ne le cherchait pas. Pour ces trésors d’émotions hiératiques sous les forêts d’un Créateur non diabolisé par les armures dogmatiques et théologiques des clercs mercenaires : non, je n’ai pas changé !

Pour la préférence de la prière solitaire aux prestations des liturgies vaticandeuses dépravées pourvoyeuses de sacrements invalides ; pour la découverte de la réelle valeur de la Messe en latin révélée par les frères francs-maçons des Hauts Grades ; pour la défense de la langue française malgré les sabordages d’une éducation nationale décadente ; pour le mépris absolu de toutes les étiquettes et la recherche de l’authenticité dans tous les domaines de la vie ; pour le rejet d’une société de consommation harassant les gogos de besoins inutiles ; pour la lutte sournoise, machiavélique et omniprésente des chacals qui tentent par tous les moyens de voler leurs prochains ; pour le choix des livres fortifiant l’âme, et le dégoût des bouquins facile et sirupeux des plumitifs régionalo-facho- médaillés : non, je n’ai pas changé !

Et pour l’amour de la vie qui m’a été donnée pour le meilleur et pour le risque, malgré les menaces criminelles qui ont souventes fois tenté de la rompre ; pour le triomphe des deux valeurs affichées de cette vie – la communication et l’authenticité : non, je n’ai pas changé. Merci, Grand Architecte de l’Univers – merci, mon Dieu – de m’avoir créé dans Votre monde qui est si beau !

Samedi 26 Mars 2011.

Extrait de « LES ARBRES HORS DU TEMPS» www.nicolas-sylvain.jimdo.com

à Poligny, en descendant de Barretaine (Jura)

LETTRE A  IMÈNE

(Préface de "Rue du Val d'Amour")

 

 

La dédicace que je te fais de ce dix-huitième e-book découle avant tout d’une  raison « logique » : tu es jeune professeur de français en Algérie, tu achèves brillamment des études de linguistique dont tu m’as fait plus que la confidence ; alors j’en saisis l’occasion pour te destiner un cadeau littéraire, somme toute ardu, puisque fréquemment sillonné de jeux de mots, de musiques avec ces mots – le tout absolument intraduisible dans aucune langue...Telle est, du moins, la nature de bien de mes quatrains. Aussi t’écris-je dans la formule initiale de dédicace que certains de mes mots te seront utiles au fil des ans et des événements proches. Abstraitement, cette projection concerne les prophéties que je cite ou dont je fais allusion ; concrètement, elle vise à te voir priser, un jour, ces jeux de mots et de musique avec des procédés que je déploie et qui exigent une connaissance experte de la langue française.

Nonobstant qu’ à la prise en écriture de cette « Rue du Val d’Amour » je n’avais aucune intention de te la  dédier  ;  il  appert  qu’au  long  de  la  portée  des jours, ma plume a voulu – cette fois-ci pour toi – produire plusieurs tonalités. Ainsi ai-je renoué avec la veine « décapante » des années 80 (4ème Ordre de poésie).

Toutes les photos de ce 18ème e-book proviennent de Dole ou de ses environs immédiats. Le titre « Rue du Val d’Amour » fait, pour moi,  simplement allusion à la rue dans laquelle habitaient mes parents à ma naissance et donc où, bien évidemment, j’habitai aussi, mais hélas quelques mois seulement. Comme insinué dans ces pages, il est incontournable que je revienne , un jour et en détails, sur cette époque. Démarches inscrites dans mes « comptes à rendre au long de l’immunité que le Temps m’alouera ». Notons que je revins vivre à Dole, ma ville natale, de Mai 1990 à Mai 1994.

Comme le temps des confidences induit ces fameux comptes que j’ai à rendre, et pour faire valoir mon « droit de réponse » ; de courtes pages autobiographiques apparaissent. Il en ira, crescendo, au fur et à mesure de mon avancée dans l’immunité dont le Temps commence à me gratifier. Est-ce à déduire que je retournerai à la prose, en remisant   cette   poésie  qui  m’a  kidnapé   en  1979, commençant à s’oublier sous ma plume alors que je ne lui avais jamais rien envié ? Pourquoi pas ? Mais la Musique aura sa voix à me chanter, avec bien des soupirs de reproche. Adonc, songeant sans préméditation à toi au tiers de rédaction de ce dix-huitème e-book, j’ai rajouté d’autres couleurs à ma palette ; signant le tout de mon pseudonyme – ce qui est un label de libre expression.

Mais je te dois les aveux que tu ignores – comme d’ailleurs les ignorent les trois quarts de mon lectorat. La Musique fut la passion de mon enfance et de mon adolescence – passion contrariée que j’évoque un peu dans ma « Lettre à Marie » (« Pertinences », pages 145 à 174). Cette Musique, grâce aux miracles du numérique dans le domaine de l’orgue classique, je la retrouverai. Ainsi donc, la rencontre en 1977 avec la littérature régionaliste grésilla pour moi comme un lot de consolation. Premier conte écrit : premier conte édité, dans un almanach. Puis la suite coula comme une routine pendant trois ans, heureusement enrayée par quelques brouilles locales qui me chassèrent du chauvinisme plumitif de palier. Je n’ai retrouvé de cette époque régionaliste que trois contes et nouvelles (repris au fil de mes e-books). Eclate en 1979 l’appel de la Poésie, après la lecture du Roman  inachevé de Louis Aragon... Il ne me reste que fort peu de pages de cette époque, les seules retrouvées sont préservées dans mes e-books. Conjointement à cette révélation de l’écriture poétique aragonienne, je fondais un bulletin trimestriel qui devint revue (1987-1995). Je donnai dans la négritude afin de rendre publiables des poésies  que me confiaient des auteurs – débutants ou canoniques. J’abandonnai le tout, pressentant que la presse écrite allait être concurrencée par des modes de diffusion à longue portée et plus instantanés. A partir de 1995 et jusqu’au printemps 2006 : silence de la plume, mis à part quelques notes ou édition papier de rares textes. Jusqu’à la fameuse lettre de Teresinka Pereira, m’écrivant des USA pour me prier de lui envoyer mon CV littéraire afin qu’elle me reçoive à l’IWA dont elle était la fondatrice et la présidente. Alors, puisque sollicité d’aussi loin, je repris la plume, cependant que survenait Internet et ses modes révolutionnaires de diffusion dont l’intuition m’avait été soufflée une décennie plus tôt.

Et  Novembre 2013 me voit décidé à « mettre de l’ordre dans mes papiers » : sortant de Dijon à cette époque avec trois e-books, je me retrouve en ce mois de Juin 2016, gardian d’un cheptel de dix-huit... Dont, Imène, ce dix-huitième qui apprécierait que tu l’apprivoisasses (imparfait du subjonctif).

Les confidences, maintenant ! La poésie m’a intéressé pour quatre raisons :

-l’occasion de faire de la musique avec les mots ;

-la provocation : elle est un mode littéraire minorisé, pas du tout commercial, et un sujet de dérision pour les « bipèdes » (mot prisé par Arthur Schopenhauer) ;

-mon principal défaut étant la paresse intellectuelle, je la prise fort, cette poésie, puisqu’elle réclame infiniment moins de mots que la prose ;

-elle est prétexte à communication avec des personnalités maniant ou célébrant cette poésie ; ce qui justifie les correspondances épistolaires que j’échangeai, par exemple, avec Pierre Seghers, Marcel Jullian, Professeur Jean Bernard, Jean-Paul Alègre, Jack Lang.

Disons que, pour moi, cette Poésie n’est qu’un sport de l’esprit. Jamais je ne la recherche. C’est elle qui me prend au collet, me forçant à noter les images ou les idées qu’elle m’envoie où que je sois. Il est toutefois à noter que ce 18ème e-book solde une fin de série. Toutes mes « affaires courantes » expédiées, je me fixe dès ce jour au plan supérieur nimbé de contemplation et de sérénité – mon internationalisme demeurant inchangé et conforté.

Et  la prose me demanderas-tu ? Ma réponse est catégorique : lorsque l’on a lu tout Simenon (27 forts volumes de 900 à 1500 pages) on estime que tous les romans, toutes les nouvelles ont déjà été publiés. Toutefois, je ne jure point ne jamais y revenir...Certes, foutaise que d’écrire des livres papier ou des e-books à dates de limite de consommation puisqu’un jour ils disparaîtront ! Mais la parabole des talents de l’Evangile nous enjoint de faire fructifier le moindre de ces talents reçus. Et puis, servant Dieu par des mots –fussent-ils périssables- il ne m’est pas futile de sacrifier, ludiquement, à cette poésie qui ne m’est qu’une habitude de créateur un peu malgré lui, et qui ne revendique aucun profit ni la moindre propriété. La prose que je prise le plus est celle de qui me la confie pour la relecture... C’est d’ailleurs une amie marocaine de ma période dijonnaise qui me conseilla : « Oui, tu dois rendre service bénévolement aux étudiants en relisant leurs thèses, mémoires et rapports de stage, comme tu l’as fait pour moi ! » Seconde réminiscence de l’Evangile : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement ! ». Alors ce seul talent me suffit, puisque Dieu seul suffit et doit être le premier servi – avec mon prochain. D’ailleurs l’une de mes prières quotidiennes me vient de l’Islam :

 Dieu me suffit, il n’y a de Dieu que Lui. A Lui je m’en remets il est le Seigneur du Trône immense ! »

(Le Prophète – qu’Allah le bénisse et lui accorde le salut- a informé que rien ne pourra nuire à celui qui dit cela 3 fois le matin et 3 fois le soir. Rapporté par Abū-Däwūd. Extrait de Al-Ma’thûrât – Evocations et invocations traditionnelles – Français/Arabe avec translation phonétique – Ed. Tawhid.

Imène, donc, ce dix-huitième e-book est fait de sept chapitres de couleurs, de tonalités et d’impacts différents – certaines pages te dépayseront. Puisse-t-il t’apporter quelque motivation supplémentaire de te féliciter d’avoir choisi l’enseignement de la langue française, dans ton pays, l’Algérie ! Reste assurée de mon estime justifiée et de mes vœux de plénitude pour tous les domaines de ta  vie !                                                                                                               

 "RUE DU VAL D'AMOUR

E-book 218 pages dont 56 d'illustrations et de phorographies.

www.nicolas-sylvain.jimdo.com

Dole (Jura). Passerelle des Poètes, sur le Doubs.
Voie ferrée désaffectée de l'ancienne gare de La Bedugue, à Dole (Jura) Cliché : Juin 2018.