AU BAL DU MONDE NOUVEAU

Dole (Jura, Franche-Comté) le canal vers Brevans.

AU BAL DU MONDE NOUVEAU

 

 

J'ai fui les dortoirs imposés aux personnes alitées

Pour gravir les promontoires visés par les personnalités.

J'ai laissé bêler les boucs, les biques de la pensée inique

Pour  élever des vers en tessiture unique.

Le Monde est nouveau, foin des savons

            de la Légion d'Erreur,

            des Palmes à ras des Biques !

Tout vire et tourne autour des ombres au statu quo.

Taureau je pais en terre des champs de couleurs et de paix.

Le Temps, comme un larron, me fait me faufiler

            entre les amas des robots,

            les séries des zombis,

            le cheptel des bipèdes,

            et les zoos des singes en batiste.

Faucon, je plane au-dessus des moutons maussades.

Je lutine, altéré, les cieux sans fond de l'aigle ;

Ma soif de l'Autre Dimension et des espaces de Dieu

M'extirpe de la cécité des incroyants fangeux.

Je crois en moi qui crois en Celui qui me suit

Depuis que j'ai renié le monde immonde ;

Pour emboîter la ronde au bal du Monde nouveau.

 

La nature est sans frontières

-puisque l’air est sans frontières-

Aussi m’en vais-je en forêts ou bien à découvert,

            dehors au loin de tous les activismes

            des vains et vides qui se justifient par le bruit.

Se taire en terre où plus ne errent

            les humains matérialisés.

Le vert des feuilles est sans frontières,

Le bleu des cieux est sans frontières

            puisqu’il  surplombe l’humanité entière.

« Il n’y a de dieu que Dieu ! » :

Ce que clame ici l’Islam adhère à mes vues libertaires.

Il n’est qu’un monde qui n’est pas fait pour les immondes ;

Monde à la ronde, à Dole, comme en automne de ces Mesnils-Pasteur

-Mesnils-Passeurs des hommes de foi au Monde nouveau-

Que je célèbre et que je sers

            en mots didactiques et ludiques

            et par le numérique.

 

La nature est temple de Dieu

Qu’il a créée libre et gratuite sans conditions pour l’homme.

En nos temps désolants  de querelles des temples extérieurs,

À l’homme est intimé l’ordre divin

            d’ériger son temple intérieur.

Les prophéties préviennent de la disparition des temples ;

Les temples n’existeront plus

            qu’au chœur du cœur de l’homme

Enfin relié à Dieu en prise directe.

« Dieu me suffit car il n’y a de dieu que Dieu.

A Lui je m’en remets Il est le Souverain du trône immense ! »

 

L’Automne et le ballet des feuilles auburn,

            m’entraînent en la ronde ondoyante

Au bal du Monde nouveau

            avec ses nations colorées ;

Et j’affine mon identité

            de citoyen du Monde sans étiquettes et sans frontières.

Mais au-dessus du Monde règne son Créateur.

Et ne pas croire en Lui n’a pas la moindre incidence

            sur Son existence.

Je suis ermite extraverti

            priant ici et là, plus loin, là-bas.

Dieu me demandera beaucoup puisqu’Il m’a tant donné.

 

Le Monde orant roule et résonne

            sous les voûtes attentives de l’Autre Dimension.

« Iéshoua’ ayez pitié de moi ! »

Depuis le petit Pèlerin russe

            la prière du cœur – ou prière de Jésus –

Guide et conduit les âmes vers le salut, sans bruit.

Foin des théologies madrées des boutiquiers vendus

            à Satan le lapidé, pour tout embrouiller et gâter !

La religion est parfois antithèse de spiritualité.

Iéshoua’ n’a jamais fondé une Eglise

-Paul de Tarse et Constantin statuèrent en récupérateurs –

Hors des méprises est le salut !

Le Monde nouveau lucide repère et invalide

            les impostures et les compromissions.

Le Monde orant renie les faussaires cléricaux.

« Iéshoua’ ayez pitié de nous pécheurs ! »

 

Ma ronde au Monde nouveau connaît la rue du Val-d’Amour.

Gaulois, Comtois, Dolois vrai de naissance,

Je suis né rue du Val-d’Amour et j’y retourne encore.

J’astique le stylet-bille aiguillonnant mes mots,

Pour étalonner mon chemin  des Lettres sans frontières.

C’est peu de vivoter terreux dans son terroir.

C’est creux de racoler des honneurs dérisoires

-des honneurs-déshonneurs épinglés sur des vestes mitées.

Je vis d’un Présent libre énergétique,

Me gaussant de ma future chronique nécrologique.

Ah ! Terreux décorés, vous fîtes ce que vous pûtes ;

Je lutinais les Cieux sans jamais faire la pute.

 

La ronde au Monde est, lors, l'apogée de ma vie.

Lectrices actrices, lecteurs acteurs de mes e-books ;

Cela valait pour moi – pour vous –

Que je m’envole avec emphase des poulaillers chauvins.

Vos contrées francophones au franc des grands lointains

M’ennoblissent et me grisent et fortifient ma plume.

Et c’est un Val d’Amour que la destinée tisse

Pour nous. Rondement tournons tous en la ronde du Monde

            nouveau qui nous unit !

 

Dole (Jura, Franche-Comté)

Lundi 12 Novembre 2018.

 

www.nicolas-sylvain.jimdo.com

Dole (Jura, Franche-Comté) le canal vers Brevans.