LIVRE OUVERT...

Nicolas SYLVAIN

 

 

LIVRE NUMÉRIQUE

OUVERT

à mes lectrices amies

et à mes lecteurs avertis

 

 

Chère Amie, Ami cher !

 

 

Les réseaux sociaux nous conduisent à l'adoption d'une terminologie plus conviviale que celle, administrative, que l'on nous a enseignée de tout temps. Ainsi sommes-nous tous devenus des « ami(e)s ». « Tous les hommes sont frères » nous a-t-on inculqué – et même ma sœur serait mon frère si elle était un homme. Alors, adopter de nouveaux termes induit à découvrir de nouvelles approches de communication. Or, il appert que les nombreux messages, qui me parviennent du lectorat de mes deux sites, m'ont plaqué au bord du mur de ma Communication, en me faisant considérer qu'il y manquait bien des fenêtres d'ouverture sur le Monde. Concrètement, je n'avais plus   à   écrire  pour   une   masse  francophone  de lecteurs anonymes et complètement distants de moi ; mais chacune de mes pages devait être écrite spécialement pour une lectrice ou un lecteur unique. Un peu comme si elle ou il se trouvait en face de moi et que je lui lisais le texte que je viens de rédiger. L'on sait que toutes mes cordonnées figurant sur mes cartes de visite mentionne un numéro de téléphone : 06 73 10 53 42, disponible tous les jours mais uniquement de 19h à 21h (heures françaises). Par ailleurs, ma démarche littéraire n'a rien de commun avec la nécessité d'écrire des bouquins pour en tirer le plus d'argent possible ; raison prime pour laquelle depuis 2009 je pratique la voie numérique. Ma démarche littéraire n'est qu'un agent de Communication digne de ce nom. Un agent de Communication à visée humaniste et prosélyte : faire découvrir à toute lectrice, à tout lecteur – et qui n'écrivent pas du tout – qu'elle ou il est capable d'être écrivain... L'argument que je leur sers sur un plateau cossu est le suivant : « Tout homme est écrivain à partir du moment où il a quelque chose à dire ! ». L'avis est magistral puisqu'il émane des frères Edmond et Jules de Goncourt. Et puis, au fil du Temps le long duquel j'avance, mon dernier univers professionnel m'ayant trouvé -d'ailleurs fort enthousiaste – en contact quasi-journalier avec les étudiant(e)s – dont une partie arrivant des Pays extra-européens – j'ai officialisé une pratique suscitée à mon bureau d'accueil de la Résidence étudiante – au Printemps 2004 : la relecture gracieuse de tous les travaux d'étudiant(e)s francophones originaires des Pays extra-européens. Et puis, en ce Printemps précoce 2019 ; le désir de me rapprocher de vous me dicte une nouvelle forme de diffusion numérique : un livre ouvert (forcément numérique, donc) dans lequel un texte de base serait accompagné de « commentaires » - sortes de post-scriptum – pouvant également se matérialiser sous la forme de réflexions venant d'auteurs que j'ai remarqués. Après la diffusion de 24 e-books « généralistes » comportant contes, nouvelles, essais, poésies ; j'ai initié une diffusion spécifique des proses, en commençant par les contes et nouvelles réunis sous le titre : « Le miracle du Bois Mort ». Viendront ensuite les essais. Et puis aujourd'hui, avec un 26ème e-book, cette formule de « Livre numérique ouvert ». Il sera diffusé au fur et à mesure par le biais du site danois que vous connaissez maintenant ; et puis expédié sur le site allemand JimDo, sous forme d'é-book complet. Pour moi cette formule colle plus à mes impératifs de communication au jour le jour. La Mondialisation n'est pas synonyme de concentrationisme ni d'annihilation de l'individualité, mais partage auprès de tout être humain fort de sa personnalité unique et communiant avec ses semblables – si différents de lui soient-ils. Aussi je vous propose un « commentaire » de cette dernière pensée, sous la forme d'un extrait du roman « Le Meurtre de Kyralissa », Virgil Gheorghiu, Le Livre de Poche n°2831, page 138 :

 

« Tout laisser. Car 'un' est plus important que le troupeau. Le Christ, pour une seule brebis, a abandonné le troupeau. Parce quue le troupeau, la masse, la foule, le nombre, la collectivité, c'est quelque chose de faux. Il n'y a d'importance que l'unique. Chacun de nous est plus important que le monde entier. Tout ce qu'il y a de grandiose, fait de main d'homme, est fait par l'un, par l'individu, par l'unique, jamais par la masse. Par le nombre, on peut tout au plus choisir un maire, ou faire de la politique. L'un a tout inventé et tout fait. L'Esprit Saint est descendu sur chacun, pris individuellement. Dieu n'a jamais parlé aux foules, ni aux masses, mais à des individus, à Moïse, à Abraham. L'Esprit Saint est descendu sur chaque apôtre. »

J'Ai Lu / Bien-être - N°10842 - 350 pages - 6,70€

 

1 - CARÊME 2019

 

 

Je secoue la poussière de mes scandales

Et je fuis les cons substantiels pas tristes.

Je honnis les jaunis des cultes suris.

Je souris d'un sourire mâle aux souris qui

      ont grossi pour encourager le pénis

Des passants voyants et voyeurs

      que les squelettes n'ont pas émoustillés.

Fin des années septante – entre autres parodies – j'écris :

« J'ai vu Marie-Josèphe

paterne, austère,

Laver Maria »...

Si cela sonnait en Prévert

C'était d'un goût catho pervers.

J'ai regretté d'avoir ainsi piétiné

      sur la piété de gens qui ne m'avaient pas inquiété.

Et j'en ai profité pour pardonner

      à ceux que j'avais offensés.

 

A tout hasard, hier, j'ai entrouvert

Un canard local à visée cléricale.

On y voyait l'évêque en photo à la une

Se triturer la prélature

      sur les scandales de la pédophilie...

Par Saint Glandu c'est superflu

      cette repentance en fin de ces vacances

      de Février 2019.

En prévision de Pâques

      -clac!-

On nous plaque un pack

De repentance pour les casseroles pendues au cul

      du culte et ses histoires occultes.

Ces gens-là, las du glas de leurs affaires

      cléricales en phase terminale,

Se baissent à ras du froc de leurs ouailles en débine

Pour les intéresser et les rapatrier

      au bercail où l'on se caille

Les miches et les missels au loin du feu de Dieu.

Nonobstant, très au loin de la contrée citée,

Yahvé, Allah, Shiva ne voient pas telle déconfiture

Dans les pâtures des prélatures de leur législature.

Dieu soit loué ! Seule la prostate des apostats

      leur a poussé jusqu'au baba.

Laissons cela, claquons la porte

      sur ces damnés cloportes et que le diable emporte !

 

Perte d'identité

-d'idées et d'originalité -

Pour les paumés qui sont fourgués

       au zoo des réseaux sociaux où là

On les mâchonne et les malaxe

Pour en faire une pâte à gonfler,

       et éponger l'actualité.

Biques et boucs à 80%

        sont ces zombis, robots et morts-vivants

Ruminant le vécu des autres.

Rien à écrire et rien à dire ils n'ont ;

Alors ils se salissent à la rigole publique.

Mais tout cela ne me prend pas la tête au col

      et j'en rigole ;

Faux furibard je joue et suis go-gue-tier go-gue-nard.

 

Dimanche en ce matin de Mars il me souvient

Que je suis diacre gallican, que je descends

De la Fraternité universelle de Monseigneur Houssaye

-alias abbé Julio-

Ermite extraverti je prie Dieu sans prie-dieu,

Et je secoue toutes les poussières

      des scandales de l'Eglise pédophile

(M'arrête à Dole pour recopier  cet écrit fol

Et puis m'en retourne à Bezac *

Glaner d'autres mots pour mon sac

      à vers libérés de tout rite.

-à commencer par celui du Carême).

 

Dans l'Autre Dimension l'on connaîtra mes actions de prieur

-cachées aux humains de la Terre

mais à leur profit, sans manières-

Toutes les personnes que j'aurai  rencontrées dans la journée ;

Tourtes celles avec lesquelles j'aurai communiqué ;

Toutes celles auxquelles j'aurai pensé.

Apostolat cahin-caha sans tralala.

J'aurai vécu en bas avec une aile dans l'Au-delà.

 

Commentaires :

 

1 - Carême 2019 libérateur. Métanoïa tournant le dos à tous les pieux bla-bla et prêchi-prêcha des mercenaires des religions en mal de consommateurs. « Le saint empire des nuées » (Aragon dixit) est chassé par les missiles de la pensée créatrice et libératrice, que de salvateurs auteurs divulguent au large illimité du Monde ; éradiquant la sclérose en flaques conservatrices de la pensée unique. Dr. Deepak Chopra est le maître de mon carême 2019. Il semble me clamer : « Sylvain, vanne au loin des vanités que l'on t'a enseignées depuis ta condamnation à vie réduite qui t'a été accordée un certain Lundi 30 Avril à 20h. ! »

Adieu, brancards et corbillards des religions inventées par les hommes volant à Dieu sa Création ! Les pouvoirs insoupçonnés de l'Homme lui sont désormais enseignés. Sa dépendance à des billevesées sacro-religioso bidons s'estompe et fuit les eaux croupies des bénitiers vaticandeux pédophiles et visqueux. Le miracle est dans l'homme et  huit fois sur dix ne vient pas du tout d'en-haut. La maîtresse – et quasi-scientifique - découverte est la suivante : « C'est la croyance qui fait la biologie ». Ce que confirment les jeunes filles et jeunes femmes entrées en religion et qui  se mettent à souhaiter fort de mourir pour  Jésus. Elles le prient même de les rappeler à Lui. Or, toutes décèdent rapidement d'une maladie incurable, en début de leur vingtaine d'années terrestres. Dieu, bien évidemment, n'est pas responsable des conséquences pathologiques de cette morbide décision ; seule la pensée des hallucinées a fait tout ce qu'il faut pour que le corps enregistre le message et produise le terrain pour une affection incurable. Quand bien même Jésus n'aurait pas existé – ni Dieu le Père, ni le Saint-Esprit, ni rien de divin quelque part- le résultat aurait été le même : c'est la croyance qui fait la biologie ! Les pensées sont des forces matérielles agissant toujours sur le physique. Inéluctable conclusion à ce scientifique scénario : le calendrier des « saints » brandit des noms de faux seins, de saints pas du tout sains et, partant de là, des patients dont le cas mystique releva des affections psychiatriques. Certes, Dieu intervient toutefois dans la sainteté de l'une de Ses créatures, mais infiniment moins souvent que les hagiographes se plaisent à le brandir. Même scénario psychosomatique pour les stigmates. La « sainte » ou le « saint » envoie l'ordre de la pensée au corps qui obtempère...Pour donner le change, l'actuelle Eglise catholique romaine fait preuve de libéralisme ultra lorsqu'elle « canonise » l'une ou l'un de ses fidèles. Les critères de sainteté reposent sur le « médiatisme » de la, ou du récipiendaire. Agir au vu et au su du Monde entier pour s'attirer l'admiration et, bien évidemment, le faire au nom et sous les bannières de l'Eglise catholique romaine. C'est acheter sa sainteté dans le confort de la considération médiatique internationale. Quant à prétendre  l'existence de miracles prouvant la sainteté de la personne en instances de canonisation ; reconsidérer que lesdits miracles relèvent des forces de la Pensée créatrice, cette croyance qui fait la biologie. Tel malade prie tel saint ou futur saint en étant persuadé de sa guérison ? Il n'en faut souvent pas plus pour que le « miracle » se produise. Pavé dans la mare amère des marécages de la foi présupposée miraculeuse. Les véritables saint(e)s existent, mais seul Dieu est capable de les déclarer comme tels. Je révère quelques saintes et saints des temps  passés, et de notre époque – et qui le furent indiscutablement. Albert le Grand dont l'un des élèves devint Thomas d'Aquin. Thérèse d'Avila. Plus près de nous : Edith Stein (alias Thérèse-Bénédicte de la Croix) philosophe juive entrée au Carmel et conduite dans un camps de concentration durant la guerre de 1939-1945, et dans lequel elle mourut.  Encore plus contemporain : Padre Pio, métagnome voyant l'état de l'âme de ses pénitents et bien des événements futurs de leur vie. La petite Bernadette Soubirous ne connut sur terre que mépris, voire brimades de ses consoeurs et supérieures en religion. A différentes époques fort espacées, les écrits de Thérèse Martin (Thérèse de l'Enfant-Jésus)  et d'Elisabeth Catez (Elisabeth de La Trinité) m'ont interpelé. Le Carmel, donc, reste l'ordre religieux qui m'aura le plus influencé ; s'impose en second acte la vie érémitiques. Du géant de la théologie à la petite bergère sans scolarité – en passant par la maîtresse en écriture du castillan de son époque – Dieu suscita de réels saintes et saints non fabriqués par une Eglise d'opportunistes en mal de crédit et de popularité.

Carême 2019 : un jeûne de toutes les impostures d'un Eglise catholique romaine en phase terminale, et qui invente un merveilleux de kermesse pour subsister malgré l'expectative et les flous de sa mission, dans un Monde nouveau où la Science, la Conscience et le bon sens ne tolèrent plus les superstitions et les supercheries.

2 - « Si l'on examinait les vies, d'une part, de ceux qui pensent qu'ils observent le loi divine et, d'autre part, de ceux qui n'ont jamais accordé la moindre pensée au livre des Commandements divins, je crois que la somme totale des vertus et des vices , de l'amour et de la haine, serait exactement la même pour les deux catégories. S'il devait y avoir une différence, on peut penser que le plateau de l'intolérance et du manque d'amour pencherait du côté de ceux qui manifestent le plus bruyamment leur religion, dans n'importe quelle société. »

(Deepak Chopra - « Le Livre des Secrets » - J'ai Lu/Bien-être, n°10842, page 141).

L'Intégrale - Fluide Glacial - 195 pages - 14€

 

 

2 - L'HUILE DE PALME ACADÉMIQUE...

 

La Marqui-se de Trépigné

-Pour ses vi-ei-lles niai-se-ries-

A reçu le prix dégluti.

Ballonnée, elle en a roté.

 

Commentaires :

 

Mon absence avérée de talents pour le dessin – sauf pour celui, industriel, lorsque je me trouvais en secondaire – m'incite à trouver des compensations par les mots. Alors je croque des personnages qui auraient pu devenir tel héros d'une bande dessinée que j'aurais croquée, grâce à mes observations au quotidien ou à mon imagination facétieuse. Mon personnage de bande dessinée préféré ? Carmen Cru, de Lelong.

*

 

 

3 - MANIPULATION

 

La beauté

imposée :

Allez, poétisez beau ;

bêlez avec le troupeau !

 

La pensée

censurée :

Place aux pseudo-idéaux ;

paraître bien, propre et faux !

 

Mais oyez,

preux lettrés :

Le Printemps des Poèteux

passe inaperçu, tant mieux !

 

Rigolez

et rimez !

Tout est bon pour nous, parbleu !

J'en suis le témoin vicieux.

 

La beauté

programmée

N'est pas poésie, c'est sûr,

mais édit de la censure.

 

_______

 

 

« POÉSIQUE »

 

Poésie,

Chat-beauté :

Art de chahuter les mots.

 

Poésie,

Chant-sonnet :

Le chansonnier n’a pied-bot.

 

Poésie,

Bitte occulte :

Le vers bandant fait son rot.

 

Poésie,

Panthéon :

Le vers ennoblit les sots.

 

Poésie,

Laxatif :

La césure est sur le pot.

 

Poésie,

Dopamine :

L’encre alchimique est son lot.

 

Poésie,

Au-Delà :

Que ce mot ne soit de trop !

 

 

Commentaires : 

1 – Je maudis la poésie…

Maldigo la poesía concebida como un lujo cultural por los neutrales que, lavándose las manos, se desentienden y evaden. Maldigo la poesía de quien no toma partido hasta mancharse ¡ / Je maudis la poésie conçue comme un luxe culturel par ceux qui sont neutres. Ceux qui, en se lavant les mains, se désintéressent et s’évadent. Je maudis la poésie de celui qui ne prend pas parti jusqu’à la souillure ! (Gabriel Celaya).

2 - « Soyez authentique ! Pourquoi est-il que la vérité vous libérera ? Les gens sont toujours punis et ostracisés pour avoir dit la vérité. Les mensonges réussissent souvent. Un accord poli, pour avancer et ne pas faire de vagues, a été source de richesses et de pouvoir pour beaucoup de gens. Mais « la vérité vous libérera » n'était pas un conseil à prendre dans le sens pratique. Il y a une intention spirituelle derrière les mots, qui dit en essence : 'Vous ne pouvez vous libérer, mais la vérité le peut. » En d'autres termes, la vérité a le pouvoir de rejeter ce qui est faux et, ce faisant, peut nous libérer. Le programme de l'égo, c'est de continuer. Cependant, à des moments cruciaux, la vérité nous parle ; elle nous dit comment les choses sont véritablement, pas pour toujours ou pour tout le monde, mais en ce moment, pour nous seuls. Cette impulsion doit être honorée si vous souhaitez un éclair de vérité. » Deepak Chopra - « Le Livre des Secrets » - J'ai Lu/Bien-être, n°10842, pages 84,85)

 

www.nicolas-sylvain.jimdo.com

 

 

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